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Dans le Télérama de la semaine du 22 au 28 novembre 2008 (n°3071), j’ai trouvé un article très intéressant intitulé : "Le métier d’artiste, un nouvel idéal ?".

En effet, on peut se demander pourquoi de plus en plus de jeunes se tournent vers le métier d’artiste.

L’article pose les questions suivantes :

- Un tel engouement s’est-il déjà produit par le passé ?
- Pourquoi la figure de l’intermittent attire-t-elle autant les jeunes ?
- Peut-on dire qu’un jeune a envie d’être artiste comme certains rêvent d’être footballeurs ?
- Le désir d’être artiste est-il l’aboutissement de la quête de soi prônée par la philosophie des Lumières ?
- La réussite sociale chez les jeunes ne peut-elle passer que par un désir de célébrité ?
- Le rêve d’être artiste est-il encore porteur de contestation ?
- Comment un artiste peut-il arriver à percer et à durer dans un marché régi par la dure loi du turnover ?

L’article se nourrit des réflexions des auteurs suivants :

- Pierre-Michel Menger, directeur de recherche au CNRS et à l’EHESS.
- Gilles Lipovetsky, sociologue
- Michel Onfray, philosophe
- Jean-Claude Kaufmann, sociologue et ethnologue

Pour mieux connaître le métier d’artiste et le statut d’intermittent du spectacle, consulter aussi notre fiche profil En recherche d’emploi et notamment le livre de Pierre-Michel Menger Les intermittents du spectacle : sociologie d’une exception.

Autre question, un brin provocatrice posée par Télérama : Y a t-il trop d’artistes ? lors d’un débat organisé le lundi 24 novembre au Théâtre du Rond-Point. Petit sketch en guise d’introduction :

La soirée a été ponctuée de plusieurs interventions filmées d’acteurs ou observateurs de la culture (Yves Michaud, Claire Diterzi, Marc Fumaroli, Daniel Templon et Daniel Mesguich), que Télérama vous propose de regarder sur son site.

En écho à cette problématique, un ouvrage collectif coordonné par Philippe Henry, vient de paraître : Arts vivants en France, trop de compagnies ?

Alors, y a-t-il vraiment trop d’artistes ? Nous, notre position au département Arts vivants, c’est qu’il n’y en a jamais assez dans notre médiathèque !!!