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Au cirque, les corps s’engagent dans le mouvement et sa dynamique en cherchant à repousser ses limites, à développer ses possibilités au-delà du danger. Le film documentaire Sur la plus haute branche de Marianne Rigaud-Roy qui est projeté ce soir à la Médiathèque de Vaise met l’accent sur les prises de risque, les défis et les différents facteurs de la virtuosité.

La projection proposée par l’association Ciné Travail sera suivie d’un débat en présence de la réalisatrice, d’un ancien élève de l’école du cirque, et d’un sociologue travaillant sur les rapports entre la santé et le travail chez les danseurs contemporains.

Si le sujet vous intéresse, voici quelques pistes bibliographiques complémentaires :

- Médecine du cirque : vingt siècles après Galien : actes du Colloque Médecine du cirque, Paris, La Villette, 21 novembre 2003
La réflexion sur les questions sanitaires humaines liées à la pratique des arts du cirque a vu le jour grâce à une collaboration entre le Centre national des arts du cirque et le Laboratoire de physiologie du sport de la faculté de médecine de Nancy. Ces actes de colloque traitent de l’équilibration, des cognitions et des aspects cliniques de la pratique du cirque (pathologies traumatiques, traitements chirurgicaux, rééducation et réadaptation...).

- Territoires de cirque
Matière première à modeler, en même temps que matériau imposant ses propres limites, le corps est pour un artiste de cirque source de dépassement et de contraintes. Un capital à apprivoiser, puis à entretenir et préserver, malgré les contraintes inhérentes à toute pratique de haut niveau. Le site de cette association propose un dossier complet sur le rapport au corps des artistes de cirque.

- Le cirque au risque de l’art
Depuis plus de deux siècles, le cirque a inventé ses propres rapports au corps, à la parole, à l’objet, à l’espace, sans cesser d’entretenir des relations de séduction avec les autres disciplines. Issues de nouvelles écoles, les compagnies d’aujourd’hui bousculent les catégories et les hiérarchies traditionnelles. Elles conçoivent des oeuvres à part entière où la prouesse n’occupe plus forcément le premier plan. Contestant la notion de genre mineur, les gens de cirque accèdent-ils pour autant à la considération dont jouissent les arts savants ? Les auteurs de ce recueil explorent un univers où la notion de risque artistique recouvre tout son sens.