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Hier, je me suis retrouvé bien bête... Certes ce n’était pas la première fois que ça m’arrivait. Mais, une fois n’est pas coutume, je me suis dit : non, ça ne peut plus durer !

Ce n’était pas la première fois que l’on me posait des questions sur l’opéra de Pékin. La fois précédente, ce sont des élèves d’une classe de Première qui me demandaient les plans de l’opéra de Pékin. Je ne les avais pas en rayon mais j’avais pu les commander et quelques semaines plus tard je les avais reçus.

Et puis hier, on me pose une autre question sur l’opéra de Pékin... Cette fois-ci, un élève d’une classe de Cinquième qui me demande : est-ce que vous auriez des informations sur les rôles masculins dans l’opéra de Pékin ?

Alors moi je dis, à peu de choses près : "Hein ? Quoi ? Des rôles masculins dans l’opéra de Pékin, cette magnifique réalisation architecturale de Paul Andreu ? Mais ça ne veut rien dire du tout ce que tu me dis là, mon bonhomme ! C’est complètement absurde ! C’est impossible ! Heureusement tu n’es qu’un élève de Cinquième, aussi je t’absous de toutes tes erreurs..."

Et c’est donc quelques secondes plus tard que je me suis retrouvé bien bête lorsque, après de courtes recherches, j’ai compris que l’opéra de Pékin était un lieu de spectacle certes, mais qu’il s’agissait également d’un genre théâtral traditionnel chinois, "un des 4 genres majeurs dans le monde" !

Bon bon bon, en bon professionnel tout s’est bien terminé, le gone est reparti avec plus d’ouvrages qu’il ne lui en fallait, et je me suis empressé de mettre un peu d’ordre dans les ouvrages que l’on possédait sur le(s) sujet(s). En voici d’ailleurs le résultat...

En ce qui concerne le bâtiment :

- Le Grand Théâtre National de Pékin : comment réussir un opéra, de Charles Garnier à Paul Andreu / Gérard Fontaine
Etudie le travail de Paul Andreu, l’architecte de l’opéra de Pékin, son évolution, ses doutes, ses priorités et ses questionnements. A l’instar de Charles Garnier, il met en parallèle le projet architectural avec les théories musicales de l’opéra.

- L’opéra de Pékin : le roman d’un chantier / Paul Andreu
L’opéra de Pékin a été officiellement inauguré en 2007. L’architecte français Paul Andreu s’est consacré à sa construction pendant 7 ans. Il présente cette aventure par de courts chapitres centrés sur la construction, la vie du chantier, l’expérience sensible et sur les réflexions et les doutes suscités par ce projet gigantesque. Des photographies, des dessins et des plans illustrent son propos.

En ce qui concerne le genre théâtral :

- L’opéra de Pékin : quintessence de la culture chinoise / Yi Bian
L’opéra dit de Pékin est représentatif d’une branche spécifique du théâtre chinois, celle de l’opéra chinois dont cet ouvrage présente les caractéristiques : rôles, costumes, maquillages, écoles et répertoires, instruments et orchestres, mélodies, décors et accessoires, lieux. Les particularités du sheng (rôle masculin), du dan (rôle féminin) du jeng (visage) et du chou (bouffon) sont précisées.

- L’école de l’opéra de Pékin / Hervé Bruhat
Hébergé au sein même de l’école de l’opéra de Pékin, l’auteur a pu s’immiscer dans le quotidien de ces enfants prodiges, sélectionnés dans toutes les provinces de Chine pour perpétuer un théâtre considéré comme un des quatre majeurs au monde et qui mêle chant, acrobatie, danse, mime et théâtre.

- L’opéra de Pékin
Livre de photographies prises par Laurence Vidal. Courte présentation de Jacques Pimpaneau.

Incollable, je suis incollable sur Pékin, que j’vous dis ! Savez-vous par exemple que, selon la légende chinoise, le pékinois serait le fruit de l’union d’un lion et d’un écureuil ?...