"MyShowMustGoOn, investir et se divertir", tel est le slogan du site ! Car vous ne le saviez peut-être pas, parce que vous êtes pauvre, mais oui, investir devient un divertissement quand on a de l’argent à ne plus quoi savoir en faire !...

Par contre, vous avez peut-être déjà entendu parler de sites du type MyMajorCompany où les internautes peuvent devenir producteurs d’une - éventuelle future - star de la chanson... Et bien voici le concept repris par le monde du spectacle !

En effet, le site MyShowMustGoOn reprend le principe déjà éprouvé selon lequel tout internaute quelque peu argenté choisit d’investir dans un spectacle, pré-sélectionné par le site lui-même, et auquel il croit.

Double intérêt pour l’internaute :
- Premièrement, pouvoir assister au spectacle, puisque des places sont offertes aux investisseurs ;
- Deuxièmement, mais de manière plus hypothétique, se partager les bénéfices financiers, s’il y en a, du spectacle une fois la tournée achevée.

Du côté du site web et des producteurs, les objectifs sont là aussi de deux ordres :
- trouver de nouveaux moyens de financement pour produire des spectacles toujours coûteux ;
- et peut-être surtout bénéficier de la promotion active et motivée des souscripteurs.

Pierre Michelin, un des fondateurs du site, s’en explique : "Il ne s’agit pas non plus pour les professionnels de faire financer à 100% leurs projets par les internautes mais plutôt de trouver des financements d’appoint, et en cela un précieux apport en trésorerie, mais surtout de bénéficier de la promotion active et motivées des souscripteurs. Car une fois la communication lancée, c’est toujours le bouche à oreille du public qui fait le succès ou l’échec d’une pièce ou d’un spectacle."

Gageons que ce type d’initiative incitera les artistes et les compagnies, petites ou grosses, à imaginer de nouveaux types de financement pour leurs spectacles. Comme celui évoqué dans le numéro 1280 (15 mars 2010) de la revue L’Avant-scène théâtre : "Le théâtre en produits dérivés : de plus en plus d’objets vendus autour du spectacle vivant"... (pages 72-73)