Gryphe

Avec un titre qui évoque le grand imprimeur lyonnais du XVIe siècle, la revue Gryphe met en valeur depuis 2000 le patrimoine de la Bibliothèque municipale. Sa mise en page et la qualité des illustrations sont particulièrement soignés, invitant ainsi à la découverte de richesses et curiosités historiques : manuscrits, livres, photographies, estampes, archives… Objet d’une refonte en 2013, Gryphe suit de plus près l’actualité de la bibliothèque en lien avec des expositions et différentes formes de présentation des collections patrimoniales au public.

Gryphe n° 27 (décembre 2017)

JPEGDes « Arts du texte », et donc des incunables, récemment mis à l’honneur avec nos amis de Leipzig (exposition virtuelle et catalogue toujours disponibles) à VLAN !, et donc à la bande dessinée à Lyon dans les années 1950-1980, y a-t-il un si grand écart ? De temps sans doute mais pour la BmL pas de mission et ce n’est pas être iconoclaste que d’affirmer, toutes choses égales d’ailleurs, la place qui revient dans nos collections à Blek le Roc et consorts. Philippe Videlier, commissaire d’exposition, et Marie Laureillard, chercheuse lyonnaise, ne me contredisent pas à travers ce dossier consacré à la bande dessinée, lyonnaise et…chinoise !
De façon peut-être plus classique mais tout aussi passionnante, Pascal Collomb, chercheur au CNRS, sur un bréviaire lyonnais du XIIIe siècle acquis récemment et Marie Pauliat, ATER à l’ENS-Lyon, sur les anciens possesseurs des œuvres de Saint-Augustin conservées à la BmL, nous font mieux connaître ces inépuisables fonds de la BmL : merci à eux et à Gryphe dont c’est tout simplement la raison d’être.
A l’affiche encore : des affiches de la BmL pour lesquelles Gérard Bruyère, documentaliste du musée des Beaux-Arts de Lyon, apporte de toutes nouvelles lumières, notamment en terme d’identification.

Pour finir sur les actualités, rappelons l’exposition VLAN ! Et annonçons l’exposition à venir en mars sur Marc-Michel Rey, libraire des Lumières connu pour avoir été l’éditeur du Contrat social notamment, mais aussi de Voltaire, Diderot, etc. Au rang des entrées, signalons enfin, décrits ci-après, le don Varille, le don du Centre de recherche sur le cinéma chinois (par lequel nous avons doublé notre collection de BD chinoises et acquis des disques vinyles d’opéras populaires) et un incunable tardif de Guillaume Le Roy : une belle moisson donc pour cet automne 2017 !

Gilles Eboli