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Arguant du mode de sélection défini dans les statuts de l'Institut, l'Université de Lyon rejette cette demande, tandis que les autorités chinoises se réfugient dans une position ambiguë. Ulcérés, les étudiants-ouvriers de la région parisienne décident une marche sur Lyon et mobilisent leurs condisciples depuis Montargis, le Creusot, Saint-Chamond...
Le 21 septembre 1921,
une centaine d'entre eux
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occupe le fort Saint-Irénée, au moment même où
les étudiants sélectionnés en Chine débarquent
à Marseille.
Rapidement, les forces de police internent les contestataires au fort Montluc d'où ces derniers multiplient tracts et appels à la population lyonnaise. Après d'interminables palabres, le gouvernement français expulse 104 des étudiants-ouvriers vers leur pays d'origine, via Marseille.
Dans le même temps, l'Institut ouvrait ses portes... et accueillait la première vague des étudiants chinois officiellement choisis.
De nombreuses études, françaises, chinoises et anglaises ont analysé ces événements, parmi lesquelles :
BOUCHEZ, Daniel, "Un Défricheur méconnu des études extrême-orientales : Maurice Courant (1865-1935)", Journal Asiatique, tome CCLXXI, n° 1-2, 1983, p. 43-150.
YANN, Philippe, "La Marche sur Lyon", in L'Institut franco-chinois de Lyon : un exemple réussi de collaboration ?, Lyon, 1998, 2 vol., p. 42-47. (Mémoire de maîtrise Université Lumière Lyon II, juin 1998).
WANG, Nora, Emigration et politique : les étudiants-ouvriers chinois en France 1919-1925, Paris, Les Indes Savantes, 2002. [V. en particulier le chapitre "L'affaire de Lyon", p. 213-228, et les nombreuses références bibliographiques].
Wei Zhonghua zhi jue qi
1921 : jinnian Zhongguo gongchandang chengli 80 zhounian [=1921 : le point
de départ fondamental de la RPC : commémoration du 80ème
anniversaire de la création du PCC]
http://www.cass.net.cn/zhuanti/y_party/ya/ya_g/ya_g_009b.htm
(Page consultée le 9 novembre 2004)