Fonds Bonafous
L’ami et confrère Balbis (1765-1831)

Par un cheminement strictement symétrique au parcours de Matthieu Bonafous,
Jean-Baptiste Balbis abandonna son Piémont natal et la ville de Turin
pour gagner l’ancienne capitale des Gaules. Le botaniste italien, qui
se destinait d’abord à une carrière médicale, fit
des études de médecine à l’université de
Turin. Rapidement pourtant il manifesta un goût prononcé pour
l’étude de la nature. Sous la direction du botaniste Allioni,
il fit de rapides progrès dans cette science et succéda à
son maître comme professeur de botanique à Turin et conservateur
du Jardin royal des plantes. Il enrichit ce jardin d’espèces
nouvelles et publia successivement plusieurs ouvrages importants. Contraint
de s’exiler en France pour des raisons politiques, il se fit médecin
militaire aux armées des Alpes.
Les
événements l’amenèrent ensuite à fixer sa
résidence à Lyon, de 1819 à 1830, où il professa
la botanique et obtint la direction du Jardin des plantes. Secondé
dans son dessein par des amateurs éclairés de botanique, dont
Mme Clémence Lortet avec qui il fonda la Société linnéenne
de Lyon, il travailla à l’élaboration de sa belle
Flore lyonnaise (1827-1828). Cet ouvrage, qui contribua grandement à
établir sa réputation, l’a placé au premier rang
des botanistes descripteurs. Balbis entretenait par ailleurs une abondante
correspondance avec des confrères de tous pays, dont Matthieu Bonafous,
avec qui il avait tissé des liens étroits. Ce dernier a en effet
gardé dans ses archives, aujourd’hui conservées à
la Bibliothèque municipale, deux volumes de lettres manuscrites signées
de la main de son confrère italien (Ms 6054).