Fonds Bonafous
Vétérinaires de père en fils
La famille Huzard joua un rôle important dans la vie de Matthieu Bonafous.
Membre de l’Institut de France et de l’Académie de médecine,
Jean-Baptiste Huzard père (1755-1838) fut le directeur de l’Ecole
vétérinaire d’Alfort, après y avoir été
élève et professeur. Chargé d’expertises relatives
aux vices rédhibitoires des chevaux, il publia une série d’Instructions
sur les soins des chevaux et bêtes à cornes et jeta les fondements
de la jurisprudence vétérinaire. En 1794, il devint membre de
la commission d’agriculture et inspecteur général des
écoles vétérinaires, où il fit adopter l’enseignement
de l’agriculture. Membre du comité de la vaccine à sa
création, il fut également vice-président de la société
philanthropique et trésorier de la société centrale d’agriculture.
Grand bibliophile, il avait formé la plus riche collection d’ouvrages
sur l’art vétérinaire qui existât en Europe.
Son
ex-libris apparaît sur de nombreux ouvrages de la bibliothèque
de Matthieu Bonafous, avec qui il entretenait une correspondance régulière.
Mme Huzard, son épouse, tenait à Paris une librairie spécialisée
dans l’agriculture. C’est chez elle que furent édités
plusieurs ouvrages de Matthieu Bonafous.
Elle
donna à son mari quatre enfants dont Jean-Baptiste Huzard fils (1793-1878),
qui suivit les traces de son père et sortit de l’Ecole vétérinaire
d’Alfort en 1815. C’est sur une suggestion de ce dernier que le
ministre Decazes fonda les premiers comices agricoles. Membre de la Société
centrale d’agriculture et du Conseil de salubrité, auteur de
plusieurs ouvrages sur l’art vétérinaire, Jean-Baptiste
Huzard fils fut reçu à l’Académie de médecine
en 1841.