Fonds Bonafous
Un art venu d’Asie
La
tradition de la soie puise ses sources dans le livre des Odes de
Confucius. Cette tradition veut que, vers l’an 2640 avant J.C., la princesse
chinoise Xi Ling Shi, épouse de l’empereur Haong Ti, ait dévidé
la première ce précieux fil d’un cocon sauvage tombé
d’un mûrier. Bien qu’il soit impossible d’établir
la véracité de cette légende, l’ensemble des historiens
s’accorde sur le fait que la sériciculture et le tissage de la
soie furent inventés en Chine.
Le fonds Bonafous comprend plusieurs pièces qui témoignent des origines extrême-orientales de l’art des soieries. S’y trouvent notamment deux recueils manuscrits d’illustrations asiatiques sur l’élevage des vers à soie. Le premier, intitulé Vers à soye sauvages & travail de la soye, est un recueil précieux datant du XVIIIème siècle. Il se compose d’un ensemble de 25 aquarelles chinoises qui représentent les différentes étapes de la croissance des vers à soie et de la fabrication des étoffes soyeuses.
Le second, intitulé Yô-san-fi-rok ou l’art d’élever
les vers à soie, est un manuscrit qui reproduit la traduction
française d’un ouvrage japonais
composé en 1802 par Ouëkaki Morikouni. Ce manuscrit, qui comprend
50 dessins réalisés à l’encre de Chine, illustre
les techniques d’élevage des vers à soie. Matthieu Bonafous
édita plus tard ce manuscrit sous la forme d’un magnifique volume
in-4° qui fut admis en 1849 à l’exposition des produits de
l’industrie et qui lui valut alors une médaille de bronze.