Fonds Bonafous


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Un art venu d’Asie

Fil de soie mis en bobines. Planche extraite du manuscrit Vers à soye sauvages & travail de la soye. Recueil précieux. (Ms 6060, f. 26, pl. 23)La tradition de la soie puise ses sources dans le livre des Odes de Confucius. Cette tradition veut que, vers l’an 2640 avant J.C., la princesse chinoise Xi Ling Shi, épouse de l’empereur Haong Ti, ait dévidé la première ce précieux fil d’un cocon sauvage tombé d’un mûrier. Bien qu’il soit impossible d’établir la véracité de cette légende, l’ensemble des historiens s’accorde sur le fait que la sériciculture et le tissage de la soie furent inventés en Chine.

Aquarelles chinoisesRécolte des cocons. Planche extraite du manuscrit Vers à soye sauvages & travail de la soye. Recueil précieux. (Ms 6060, f. 22, pl. 19)

Le fonds Bonafous comprend plusieurs pièces qui témoignent des origines extrême-orientales de l’art des soieries. S’y trouvent notamment deux recueils manuscrits d’illustrations asiatiques sur l’élevage des vers à soie. Le premier, intitulé Vers à soye sauvages & travail de la soye, est un recueil précieux datant du XVIIIème siècle. Il se compose d’un ensemble de 25 aquarelles chinoises qui représentent les différentes étapes de la croissance des vers à soie et de la fabrication des étoffes soyeuses.

 Dévidage des cocons. Planche extraite du manuscrit Yô san fi rok ou l'art d'élever les vers à soie, écrit, en 1802, par Ouëkaki Morikouni. (Ms 6041, pl. 35)Encres japonaises

Le second, intitulé Yô-san-fi-rok ou l’art d’élever les vers à soie, est un manuscrit qui reproduit la traduction française d’un ouvrage japonaisRécolte des chatons de mûrier. Planche extraite du manuscrit Yô san fi rok ou l'art d'élever les vers à soie, écrit, en 1802, par Ouëkaki Morikouni. (Ms 6041, pl. 9) composé en 1802 par Ouëkaki Morikouni. Ce manuscrit, qui comprend 50 dessins réalisés à l’encre de Chine, illustre les techniques d’élevage des vers à soie. Matthieu Bonafous édita plus tard ce manuscrit sous la forme d’un magnifique volume in-4° qui fut admis en 1849 à l’exposition des produits de l’industrie et qui lui valut alors une médaille de bronze.