Louis Calaferte
Consulter
la liste des ouvrages de Louis Calaferte présents à la bibliothèque
Consulter
l’inventaire
d'archives du Fonds Louis Calaferte
« Bien entendu, je ne suis ni celui-ci, ni celui-là, ni un autre, ni comme ça, ni autrement, ni tout à fait différent, ni ce que vous croyez, ni ce que je pense, ni ce mensonge, ni ce qu’on suppose, ni ce que je laisse voir, ni ce que je prétends, ni ce que j’invente, ni ce qu’on dit, ni ce que j’approuve, ni ce qui m’est défendu, ni ce que je rêve, ni rien de tout cela.
Je suis tel que je suis. »
Louis Calaferte, né en 1928, décédé à Dijon
en 1994, a vécu en partie à Lyon, Mornant (69) et Blaisy-bas
(21).
Auteur de plus d’une centaine d’ouvrages, romans, récits,
essais, carnets, théâtre, poésie, son œuvre est essentiellement
autobiographique.
Récompensé en 1978 par le Prix Ibsen et en 1984 par le Grand prix de la ville de Paris pour l'ensemble de son oeuvre dramatique, il reçoit, en 1992, le Grand prix national des lettres.
Parallèlement à sa carrière littéraire, il mènera une activité de producteur-animateur à la radio lyonnaise, devenue par la suite l’ORTF.
En 1988, la Bibliothèque municipale de Lyon propose à Louis Calaferte son espace d’exposition. Le pari est relevé, l’écrivain présentera son travail, son univers de poète et une approche de son oeuvre graphique.
En 1996, au moment de la donation à la bibliothèque des manuscrits de l’écrivain par Guillemette Calaferte, une exposition rétrospective sera organisée : «Louis Calaferte, le printemps encore une fois », parcours au travers d’une œuvre et d’une vie.
Le fonds s’est enrichi de la correspondance croisée Piroué / Calaferte (dons Georges Piroué, Guillemette Calaferte) et du manuscrit de L’incarnation (don Gérard Bourgadier).
Suite à l’acquisition des lettres de L. Calaferte adressées à J. d’Almeida – J.-P. Grenier, Guillemette Calaferte donnera à la bibliothèque les lettres reçues en retour.
Ce fonds, conservé à la Bibliothèque municipale de Lyon selon le vœu de Louis Calaferte, est exceptionnel car il réunit la quasi-intégralité de l’œuvre manuscrite et une partie conséquente des archives personnelles de l’écrivain : jeux d’épreuves, affiches de théâtre, dossiers de presse, dessins originaux, etc...
« Je préfère qu’on me reproche d’oser tout dire plutôt que de n’avoir rien eu à dire et de l’avoir dit quand même, comme tant d’autres. »
« Je suis mort avant terme. »
« Demandez la rue Calaferte, vous verrez, il se trouvera toujours quelqu’un pour vous l’indiquer ! Après ça, qu’on ne vienne pas me dire que je ne suis pas passé à la postérité. »
Extraits de Paraphe / Louis Calaferte, éd.
Denoël, 1974