EXPOSITION

15 juin au
18 août 2010
bibliothèque
Part-Dieu Lyon

Bibliothčque municipale de Lyon

la fabrication des autochromes

Louis Lumière conçut lui-même les machines et l’appareillage industriel nécessaire à la fabrication des autochromes: lamineuses, centrifugeuses, séchoirs…


Celle-ci se divise en plusieurs Ă©tapes.

  • Au prĂ©alable, des fĂ©cules de pomme de terre sont extraites spĂ©cialement : l’approvisionnement se fait par une fĂ©culerie de l’Est dans laquelle les Lumière ont installĂ© des machines spĂ©ciales pour permettre l’extraction immĂ©diate de petits grains.
  • Ces grains de fĂ©cule sont d’abord sĂ©lectionnĂ©s par un appareil utilisant le courant de l’eau, qui ne garde que ceux dont la dimension est comprise entre 10 et 15 millièmes de millimètre. Ceux-ci sont ensuite teints pour former trois groupes colorĂ©s (orange, vert et violet) qu’une machine mĂ©lange en les dosant. 
  • Le mĂ©lange obtenu est alors appliquĂ© en couche rĂ©gulière sur la lame de verre enduite d’un vernis poisseux, Ă©tape qui est aussi rĂ©alisĂ©e par une machine. Les interstices entre les grains colorĂ©s, qui laissent passer la lumière, sont bouchĂ©s par de la poudre de charbon de bois finement pulvĂ©risĂ©e.
  • On procède ensuite au laminage avec un appareil inventĂ© Ă  cet effet pour Ă©craser les grains de la couche et uniformiser les absorptions.
    La lamineuse exerce sur les grains de fécule de pomme de terre et sur le verre une très grosse pression (7000 kilos par centimètre carré).
  • Sur la plaque enduite, on applique un vernis du mĂŞme indice de rĂ©fraction que celui de la fĂ©cule pour isoler les pigments.
  • Enfin, une couche d’émulsion panchromatique au gĂ©latino-bromure d’argent, indispensable pour obtenir l’image, est appliquĂ©e sur le tout.

Les grains de fécule de la plaque autochromes vus au microscope
DĂ©tail d'un autochrome.

Les grains de fécule de la plaque autochromes vus au microscope
Les grains de fécule de la plaque autochrome vus au microscope.
Colorés en orangé, vert et violet, et mélangés, les grains ont été saupoudrés sur la plaque de verre revêtue d'un enduit poisseux. Ils sont au nombre de 8000 à 9000 par millimètre carré. Mais ils n'ont pas encore été écrasés au laminage, et les intervalles microscopiques qui les séparent laissent filtrer de la lumière blanche.

La même plaque vue au microscope après laminage.
La même plaque vue au microscope après laminage.
Les grains de fécule orangés, vert et violet ont été écrasés par le laminage, et les intervalles subsistant encore ont été bouchés par de la poudre impalpable de charbon. Il ne reste plus qu'à recouvrir la couche de grains d'un vernis isolant sur lequel sera étendue l'émulsion sensible.

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