EXPOSITION

15 juin au
18 août 2010
bibliothèque
Part-Dieu Lyon

Bibliothque municipale de Lyon

la vie des Lumière

Le studio Antoine Lumière 

Après avoir exercé son métier de peintre-photographe à Besançon, Antoine Lumière décide de tenter sa chance dans une plus grande ville.
Il arrive à Lyon en 1871, s’associant d’abord à Alexandre Fatalot, qui cherche un successeur pour son studio, puis travaille avec un ancien associé de Besançon, Emile Lebeau.

Désireux d’ouvrir sa propre affaire, il repère et achète un local rue de la Barre, à l’intérieur duquel il aménage un magasin de vente, un studio et un laboratoire.
Spécialisé dans les cartes de visite, il fait le portrait des clients qui sont de plus en plus nombreux.
En 1874, l’atelier déménage, restant dans la même rue où un deuxième point de vente est crée.
Lorsque les plaques sèches au gélatino-bromure d’argent apparaissent sur le marché, Antoine Lumière a l’idée d’en fabriquer, aidé par ses fils Auguste et Louis qui ont une formation scientifique. Ils créent la société Antoine Lumière et ses fils et commercialisent la plaque « Étiquette Bleue ».

Le studio prendra moins d’importance et sera cédé quelques années plus tard.

L’usine de la rue du Premier-Film

En 1882, la société Antoine Lumière et ses fils, alors domiciliée rue de la Barre, va s’établir dans des locaux plus spacieux : elle déménage au 25 de la rue Saint-Victor dans le quartier de Monplaisir, aujourd’hui transformée en rue du Premier-Film.
Ce sont Louis et Auguste qui inventent et fabriquent les machines.
L’usine comporte un service de fabrication des plaques et un service des papiers photographiques. Un atelier commun aux deux comprend les machines à découper et les tables d’emballage.

En 1890, la fabrique emploie une centaine d’ouvriers qui produisent 350 000 boîtes par an, alors qu’en 1884 la production était à 18 000 boîtes. Le chiffre d’affaires ne cesse de croître.

Un atelier est spécifiquement construit boulevard Gambetta pour la fabrication des plaques autochromes avec des machines adéquates et un personnel spécialisé. Il fonctionne à partir de 1907.
En 1914, la production journalière de cette « petite usine » dépasse les 6000 plaques.

Cependant, la guerre porte un coup au bon fonctionnement des industries Lumière: par manque de matière première, l’usine de Monplaisir ferme ses portes à l’automne 1914 et ne rouvrira que six mois plus tard, l’armée ayant besoin de plaques photographiques noir et blanc.

Cependant, même si la fabrication des autochromes se prolonge après guerre, elle ne connaitra plus le même essor qu’auparavant.
Les plaques ne représentent plus une part importante du chiffre d’affaire dans les années 20, et leur fabrication stoppe en 1934.

L’usine de Monplaisir fermera dans la deuxième moitié du XXème siècle.

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