Bibliothque municipale de Lyon

Parcours dans l'exposition


IV. Jean Genet et le travail de deuil


Jean Genet : Pompes Funèbres, 1948.
Titre dessiné par Jean Cocteau.


Soir de rafle ! Que Paris est donc beau ! Que mes pas sont légers ! Genet

Lors des combats pour la Libération de Paris, le 19 août 1944, Jean Decarnin, jeune résistant communiste de 20 ans, amant de Jean Genet, est tué par un milicien sur les barricades. Pour célébrer sa mémoire, Genet commence, dès le mois de septembre, la rédaction de Pompes funèbres, qui sera publié clandestinement en 1947.
Pompes funèbres s’ouvre sur l’enterrement de Decarnin. Ce texte, écrit du point de vue de celui qui a tué son ami, est une dénonciation de l’hypocrisie bourgeoise face à la Milice, une mise en scène du culte du corps et de la virilité développé par le nazisme, et, par-dessus tout, un travail de deuil.
Provocateur et scandaleux, il cherche à déclencher chez le lecteur d’après la Seconde Guerre mondiale une prise de conscience extrême de l’extraordinaire séduction du mal.

 

 




Pompes funèbres (1948)

Pompes funèbres

Jean Genet : Pompes Funèbres, 1948.

Pompes funèbres

Jean Genet : Pompes funèbres. A Bikini, aux dépens de quelques amateurs, 1947.
Édition originale éditée "sous le manteau" par Paul Morihien.

Chants secrets (1945)

Chants secrets

En prison, Jean Genet écrivit des poèmes : Marche funèbre, La Galère, La Parade, ... Les deux meilleurs Le Condamné à mort et Marche funèbre parurent, en 1945 chez L’Arbalète sous le titre de Chants Secrets. Ils ressemblent à ces chefs d’œuvre de prisonniers, dont la seule possibilité est de fabriquer des exvotos ou de construire un bateau toutes voiles dehors dans une bouteille.

Télégramme de 1947

Télégramme de 1947

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