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Dans la forêt du Conte 

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Des contes populaires

En Europe, au début du 11e siècle, Egbert de Liège, pour apprendre le latin à ses élèves, écrit le De Fecunda Ratis, un recueil d’histoires et de maximes de la tradition populaire et de récits tirés de la Bible.Un de ces textes “ De puella a lupellis servata ” raconte l’histoire d’une fillette à la robe rouge emportée par un loup. Malgré ces analogies, trop de différences et une très faible diffusion au Moyen Age conduisent un grand nombre de spécialistes du conte populaire à refuser à ce texte un lien de parenté avec le Petit Chaperon Rouge.

 

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Publicité, début du siècle

En Chine, La vieille femme tigre dont on trouve des traces très anciennes, raconte l’histoire de deux fillettes portant de la nourriture à leur grand-mère mangée par un tigre qui prend sa place… Cette trame de l’échange de nourriture et de l’aïeule dévorée et dévoratrice se  retrouve de façon quasi universelle dans la tradition orale, “ colorée ” différemment selon les lieux et les époques.

A la fin du 19e siècle et juqu’au milieu du 20e, les ethnologues, à la recherche des traditions populaires, collectent dans les campagnes françaises les contes dits aux veillées.

Au milieu du 19e siècle et jusqu’aux années 1950, le regain d’intérêt pour les traditions a alimenté tout un courant de recherches de la part d’ethnologues et de folkloristes. Leurs collectes réalisées dans de nombreuses régions de France ont permis de retrouver le conte populaire tel qu’il était sans doute raconté par les nourrices avant Perrault :

. Pierre Gras, Dictionnaire du Forez, 1863
. Victor Smith, La fille et le loup, conte du Velay, Mélusine III,1870
. M. Marelle, Mélusine III, 1876
. Paul Sébillot, Littérature orale de Haute-  Bretagne, 1880
. Achille Millien, Contes du Nivernais, 1886
. Arnold Van Gennep, Manuel du folklore français contemporain, 1927
. Ulysse Rouchon, Contes et légendes de Haute-Loire, 1947
. Charles Joisten, Contes populaires des Hautes Alpes, 1953

Les contes écrits

Eric Battut

Eric Battut

Dans le Velay, le Nivernais, le Forez, en Savoie, en Champagne etc.  on recueille un conte qui ne varie d’un lieu à l’autre que par les broderies et parlers locaux des conteurs. Une fillette porte un repas à sa grand-mère, rencontre le loup et réussit à s’échapper ! Ce récit si semblable partout, dont on trouve aussi des trames identiques en Italie du Nord et au Tyrol, fait penser qu’il s’agit bien là de ce que devait être le conte populaire autrefois, avant que Perrault ne l’adapte.

* en 1697

En 1697, paraît Histoires ou contes du tems passé avec des moralités,  recueil de huit contes ornés de gravures. Perrault adresse son œuvre à Mademoiselle, petite-nièce de Louis XIV, pensant qu’elle prendra plaisir à ces “ bagatelles qui renferment une morale très sensée ”. L’auteur s’appuie sur la tradition pour donner sa forme écrite et dramatique au conte et sa couleur au Petit Chaperon Rouge. Succès immédiat, rééditions, copies dans les livrets de colportage, illustrations dans les planches d’Epinal... La forme littéraire donnée par Perrault allait pour longtemps faire oublier le conte populaire.

En 1953 on découvrait un manuscrit daté de 1695, portant pour titre Contes de ma mère Loye, contenant cinq contes illustrés de dessins coloriés, précédés d’une dédicace signée P. P. (Pierre Perrault Darmancour). On peut y admirer le premier Petit Chaperon Rouge !

* en 1812
Version des frères Grimm.

Les détournements et les objets dérivés

Le conte est régulièrement réécrit. Fins modifiées, décors modernisés, mélanges de versions, textes simplifiés font vivre l’histoire un peu à la manière traditionnelle où chaque conteur donne sa touche, mettant ses mots et ses images en respectant la trame principale...

Encore plus souvent, grâce à un vêtement rouge et à un panier, toutes sortes de variations et de clins d’œil nous sont proposées...  et on ne compte plus les fantaisies du Petit Chaperon Rouge.

Elle se promène en ville, se colore de vert ou de bleu, se mêle de politique, nargue le loup, joue, fait de la publicité. Un écrivain lui confie un pistolet, un autre la marie au loup... Elle participe à tous les spectacles, opéra, théâtre, cinéma et fait aussi beaucoup de figuration dans les bandes dessinées.

Multiples versions
Lithographie

Lithographie en couleurs signée F. Méaulle et T. Fona. La PCR (France) fait face au loup (Albion) ; Il porte une galette marquée “Fachoda” (Kodak, Egypte, repris à la france par l´Angleterre en 1898)

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