Il n'a d'images que d'Epinal ?


Images d'Epinal


Le sorcier du village


Voyages de Gulliver


La trahison punie


Album d'images (d'Epinal)

Aujourd’hui, la notoriété de l’Imagerie d’Épinal, dans les Vosges, est telle, qu’elle résonne comme un terme générique désignant l’ensemble de l’imagerie populaire française, comme s’il n’y avait d’images que d’Epinal. Certes, il y eu à travers toute la France, de nombreux ateliers dont la production nous est parvenue, plus ou moins fragmentaire, mais seule Epinal peut s’enorgueillir d’une longévité aussi grande, qui commence au XVIIe siècle et qui se poursuit encore de nos jours avec plus ou moins de vigueur.

Cette réputation des images d’Epinal est due à la fois à l’extrême variété des sujets traités et à une production industrielle qui permit d’en abaisser le coût et ainsi de pouvoir inonder l’ensemble du territoire, toutes classes sociales ou d’âges confondues.

Essentiellement d’ordre religieux à l’origine, l’image d’Épinal fut par la suite profane en récupérant autant la morale républicaine que les faits marquants de l’histoire de France. A cet égard, la production de la famille Pellerin, entre 1820 et 1923, soit un panel de 8621 images différentes, est tout à fait représentative, puisque le pourcentage de l’imagerie religieuse par rapport à l’ensemble qui était de 100 % en 1820 tombe à moins de 2 % en 1909 ! Cette tendance est le signe tangible que l’imagerie change de public et s’adresse de plus en plus à l’enfance et que le jeu et les vertus de la République remplacent petit à petit les souvenirs de pèlerinages et les vies des saints.