Le président et l'assassin

Lyon est touchée très tôt par les attentats anarchistes : dès octobre 1892 un engin explose à l’Assommoir, cabaret situé dans le sous-sol du théâtre Bellecour, rue de la République, tuant un jeune ouvrier de vingt ans.

La nuit suivante, une explosion a lieu sur le quai de la Vitriolerie, devant le bureau de recrutement.

Le 24 juin 1894, le président de la République Sadi Carnot vient visiter l’Exposition Internationale qui se tient au parc de la Tête d’Or. Le soir, après un dîner au palais du Commerce et alors qu’il se dirige en calèche découverte vers le Grand-Théâtre, il est frappé d’un coup de poignard par un jeune anarchiste italien qui arrive de Sète où il est commis boulanger : Santo Caserio.

Alors que déjà la chasse aux Italiens commence dans les rues de la ville, Carnot est transporté agonisant à la préfecture, entouré des sommités médicales lyonnaises qui se disputent l’honneur de sonder la plaie.

Il meurt dans la nuit, l’autopsie est pratiquée dans la fébrilité puis le corps ramené à Paris pour des obsèques solennelles à Notre-Dame.

L’attentat produit une immense émotion dans le pays et fait la "Une" de tous les suppléments illustrés.

Après une instruction rondement menée de vingt-deux jours et un procès qui dépasse à peine une douzaine d’heures, quelques minutes de délibéré suffisent pour condamner l’assassin .

Refusant tout pourvoi en Cassation et tout recours en grâce, Caserio monte sur la guillotine installée près de la prison Saint-Paul, à l’angle de la rue Smith et du cours Suchet, le 16 août à cinq heures du matin.

La foule, qui assistait de loin à l’exécution, applaudit longuement.

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L'assassinat du président Carnot

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Exécution de Caserio