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Michel-Ange : portrait d’encre

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22 avril 2011
1h 08mn
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Par Guillaume Cassegrain

Giorgio Vasari, dans la vie de Michel-Ange publiée en 1568, avoue qu’il est impossible de rendre compte de son art. Ce lieu commun régulièrement utilisé dans la littérature artistique du XVIe siècle n’est pas qu’une simple formule. Il cerne une des originalités de la maniera (le style) de Michel-Ange, originalité qui a été reconnue par les contemporains comme la marque de sa dimension divine. Michel-Ange est non seulement un peintre inégalable mais il est aussi un sculpteur, un architecte et un poète hors du commun. Il est un « homme-monde » dont la production est à l’image de ses pouvoirs : surhumaine. Michel-Ange est ainsi perçu très tôt comme un artiste « sans commune mesure », seul artiste capable de peindre la surface de la voûte de la Sixtine ou d’extraire d’un énorme bloc de marbre un « géant ». Une étude attentive des sources écrites permet de retracer la perception de ce mythe artistique, en lien avec la grandeur de ses réalisations. L’artiste est si « grand » qu’il en devient unique car, comme le dit son contemporain Pierre l’Arétin, « le monde compte beaucoup de rois mais n’a qu’un seul Michel-Ange ».


Intervenants

  • Guillaume Cassegrain, maître de conférences en histoire de l’art moderne à l’université Lyon 2. Il a soutenu en 2001 à l’EHESS (Paris) une thèse sur la représentation des apparitions miraculeuses dans la peinture vénitienne. Il est l’auteur d’une monographie sur le Tintoret (2010) et en 2011 sera publié son livre sur la réception critique de Michel-Ange (Hazan).


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