bibliothèque municipale de LyonManuscrits mérovingiens et carolingiens

L’histoire de la bibliothèque épiscopale

Jardin archéologique de la cathédrale Saint-Jean
Jardin archéologique de la cathédrale Saint-Jean : vestiges des églises Saint-Etienne et Sainte-Croix qui constituaient le groupe épiscopal à l'époque carolingienne (Photographie: Philip Hulvey)

La bibliothèque fut formée sous l’action des grands évêques qui se succédèrent au IXe siècle : Leidrat (798-816), Agobard (816-840), Amolon (841-852) et Rémi (852-875). Ils sont soutenus et inspirés dans cette démarche par Florus, un diacre actif entre 825 et 860, dont le rôle est prépondérant dans l’expansion et la renommée de la bibliothèque. Il s’attache d’abord à rassembler des manuscrits déjà présents à Lyon. Il s’applique aussi à faire établir de nouvelles copies, orientant notamment ce travail sur les œuvres de saint Augustin dont il est un spécialiste. Il fait également recopier dans l’écriture de son temps, la minuscule caroline, des manuscrits des Ve-VIIe siècles devenus difficiles à lire, car écrits en onciale ou en semi-onciale.

Groupe épiscopal : quartier et port Saint-Jean
Groupe épiscopal : quartier et port Saint-Jean, d'après le plan scénographique de la ville de Lyon de 1550.












Malgré l’absence d’inventaire de la bibliothèque de cette époque, des études récentes permettent d’évaluer à environ 600 le nombre de manuscrits conservés au moment où la bibliothèque connut son apogée, au milieu du IXe siècle.
Le dépérissement de la bibliothèque à la fin du Moyen Age et les troubles religieux du XVIe siècle entraînèrent des pertes et la dispersion de certains manuscrits. Au moment de la Révolution, lorsque les collections épiscopales sont confisquées par la Nation, il ne subsiste plus qu’une cinquantaine de manuscrits. En 1803, ces collections sont confiées à la Ville de Lyon et à sa bibliothèque municipale. Une autre cinquantaine de manuscrits ayant appartenu à la bibliothèque carolingienne lyonnaise est aujourd’hui localisée dans d’autres bibliothèques publiques (Bibliothèque nationale de France, bibliothèque du Vatican, bibliothèques de Cambridge, Leyde, Berlin, Troyes…).



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