A propos de la Bibliothèque municipale de Lyon

Les bibliothèques municipales de la Ville de Lyon sont un service public ayant pour but de contribuer aux loisirs, à l’information, à l’éducation et à la culture de tous.

LYON, IFLA 2014

A quelques heures de l’ouverture du congrès, Sinikka Sipilä, présidente de l’IFLA a répondu à nos questions.
A lire son interview réalisée par Pauline Tugend

« Il ne peut y avoir de progrès sans information ni savoir, tout simplement ».

Le 16 août s’ouvrira le 80e Congrès de l’IFLA, la Fédération Internationale des Associations de Bibliothécaires et des Bibliothèques, à la Cité Internationale de Lyon avec un nombre record de participants pour cette édition puisque plus de 4000 congressistes sont attendus. Les discussions prévues lors de cette rencontre annuelle s’articuleront autour du thème « Bibliothèques, Citoyenneté, Société : une confluence vers la connaissance », pour débattre des enjeux de l’information aujourd’hui et du rôle des bibliothèques de demain. Et pour avoir déjà quelques réponses, nous sommes allés rencontrer Sinikka Sipilä, présidente de l’IFLA de 2013 à 2015, qui défend l’accès à la connaissance comme vecteur de citoyenneté :

Tout d’abord, pour ceux qui ne connaissent pas le rôle de l’IFLA, pouvez-vous leur expliquer sa vocation initiale et ses actions ?

Le but, l’action principale de l’IFLA est de représenter, de défendre et de promouvoir les intérêts des bibliothèques du monde entier, de rendre ces lieux plus performants, avec par exemple nos actions en faveur du renforcement des moyens dont elles disposent. L’IFLA permet de soutenir des associations de bibliothèques, et leur apporte du matériel pour qu’elles puissent former les personnes qui y travaillent. Elle leur apprend également comment aller rencontrer leurs gouvernements pour obtenir d’avantage de financements. Cette partie de notre travail est particulièrement utile pour tout le monde. Mais nous avons également une influence au niveau politique, auprès des dirigeants des Nations Unies par exemples, ou auprès des associations qui s’occupent des droits de propriété intellectuelle. Enfin, nous pouvons agir à un niveau plus général qui concerne toutes les bibliothèques. A de nombreuses échelles, l’ILFA œuvre pour l’améliorer l’utilisation des bibliothèques et la défense des intérêts de ces lieux.

Pour votre présidence, vous avez choisi les thème « Strong Library, Strong Society », en quoi les bibliothèques ont-elles un impact sur le bon fonctionnement de la société et sur les bonnes relations entre les citoyens ?

Les bibliothèques ont en effet un rôle très important dans la société auprès des citoyens : elles sont des lieux où ils peuvent trouver une aide, des conseils, des réponses à leurs interrogations. Là-bas, ils peuvent poser toutes les questions qu’ils souhaitent, et trouver en retour les informations dont ils ont besoin. Les bibliothèques promeuvent l’éducation, l’apprentissage tout au long de la vie, et offrent aux usagers la possibilité de faire des recherches, d’obtenir des idées pour leurs projets, et de manière plus générale pour tout ce qu’ils veulent faire dans leur vie. Le catalogue de toutes les savoirs qu’elles mettent à disposition est immense, qu’il s’agisse de littérature, de musique etc. Mais les bibliothèques fournissent également aux citoyens un lieu de récréation, où ils peuvent venir passer du temps ; c’est important de pouvoir trouver un lieu pour se détendre. Voilà, c’est tout cela que les bibliothèques permettent de faire.

Les bibliothèques n’ont pas la même place auprès des citoyens dans chaque pays, pouvez-vous nous expliquer les raisons de ces différents rapports ?

Il y a des différences évidemment. Dans certains pays, elles ont une place plus grande dans la vie des gens qui les utilisent d’ailleurs très souvent, au même titre que d’autres services, car elles sont particulièrement accessibles et pratiques. Les fonds mis à disposition regroupent ce dont ils ont besoin, et grâce aux aménagements réalisés et au personnel compétent qui y travaille, ces bibliothèques sont très agréables. Evidemment, dans d’autres pays il n’y a pas autant de bibliothèques, et elle n’ont pas toutes ces ressources. Les usagers ne bénéficient alors pas d’un accès aussi facile, et l’image et l’emploi des bibliothèques en souffrent alors nécessairement. L’IFLA travaille donc activement pour promouvoir l’importance de ces lieux auprès des gouvernements et augmenter les ressources qui leur sont mises à disposition. Ces efforts pour convaincre les gouvernements de chaque pays de donner plus de place et de financements aux bibliothèques est un travail capital réalisé par l’IFLA.

Parmi les actions majeures du Congrès cette année, une Déclaration de Lyon sera promulguée, destinée à influencer le programme de développement des Nations Unies. Qu’attendez-vous de cette organisation ?

Nous attendons des Nations Unies qu’elles reconnaissent l’importance de l’accès à l’information pour le développement des populations. C’est l’idée principale de la déclaration de Lyon, dans laquelle nous expliquons de manière plus détaillée l’impact de l’information et de l’accès à la connaissance sur le progrès des populations et des sociétés. Il ne peut y avoir de développement sans information ni savoir, tout simplement. Nous devons offrir aux gens les meilleurs conditions d’accès à l’information, afin qu’ils puissent trouver tout ce dont ils ont besoin pour leur travail, pour leurs loisirs, pour leur vie familiale etc. C’est grâce à cela que les gens pourront réaliser convenablement les projets qui leur tiennent à cœur, et favoriser ainsi le progrès de la société.

Ce 80e Congrès se tient à Lyon, aviez-vous apprécié le lieu lors de votre venue en avril dernier ?

Oui, quand je suis venue rencontrer mes collègues au printemps dernier, j’ai été très impressionnée par l’enthousiasme qu’ils manifestaient pour organiser cette rencontre. Le fait que le lieu soit prêt pour accueillir tous ceux qui vont venir jusqu’ici est vraiment très positif pour une conférence de cette ampleur. Je suis donc ravie que nous soyons à Lyon cette année.