A propos de la Bibliothèque municipale de Lyon

Les bibliothèques municipales de la Ville de Lyon sont un service public ayant pour but de contribuer aux loisirs, à l’information, à l’éducation et à la culture de tous.

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Editorial de Gilles Eboli, directeur de la Bibliothèque municipale de Lyon
publié dans TOPO mai-septembre 2015, le magazine des Bibliothèques de Lyon

Ce numéro l’égrène au fil de chacune de ses pages, comme à l’accoutumée et peut-être un peu plus : la BmL consacre une grande partie de ses activités à de nombreux partenariats. Plus qu’une philosophie, ou alors une philosophie en action, c’est un véritable mode de fonctionnement que ces multiples partenariats sous-tendent, une façon d’être dans la cité aux côtés de tous les acteurs, de tous les porteurs de projets.
Et la taille ne fait rien ici à l’affaire. Bien sûr on nous retrouve participant aux grands rendez-vous récurrents de printemps : après les Quais du Polar, la BD a droit de cité et la Bibliothèque avec elle pour fêter dignement le dixième anniversaire de Lyon BD Festival. Clin d’oeil au cinquantenaire de l’école des loisirs (exposition en cours à la Part-Dieu, à ne pas manquer !) qui l’édite en quelque sorte, comme aux Quais du Polar, la bibliothèque de la Part-Dieu reçoit, entre autres, le scénariste Matz, co-auteur avec le dessinateur Jef de Balles perdues et récent adaptateur pour la bd… du Dahlia noir de James Ellroy.
Après un inévitable crochet par les Assises Internationales du Roman au cours desquelles la BmL accueillera Lidia Jorge, Mohammed Hasan Alwan, Taiye Selasi et Andrès Neuman, quittons les grands rendez-vous et abordons des partenariats plus proches du territoire, en hyper-proximité cette fois : avec la Cause des Parents par exemple, la bibliothèque de la Guillotière propose, animés par des parents, des moments partagés ouverts aux futurs parents et aux parents en compagnie de leurs enfants âgés de 0 à 3 ans : accueil du nouveau-né, accouchement, maternage, alimentation sommeil, pleurs… bref, un lieu d’échange, de discussion, un forum de près. Avec les Écrans mixtes ou avec l’association Anciela, la bibliothèque Jean Macé aborde elle tout à la fois le genre interrogé comme le voisinage réinventé.
À la Part-Dieu, le centre d’études postcoloniales propose Esclavage : l’impossible réparation ? tandis que le club des entreprises de Lyon Part-Dieu organise un concours de photos intitulé Mon job à la Part-Dieu. On peut multiplier les exemples, retrouvez les au fil des pages de TOPO et sur tout le réseau de la BmL : tutti frutti, melting pot et joyeux bazar (en trompe l’oeil évidemment) totalement assumé et revendiqué : la Bibliothèque se veut au plus proche de ses usagers sur son territoire lyonnais.
Et pour terminer illustrons ce territoire : non seulement avec un autre partenaire, la Grande mosquée de Lyon, autour de balade patrimoniale et questionnement faussement naïf (L’Islam a-t-il un problème avec les sciences ?), mais encore avec deux expositions, actuelle (Giranne, un reporter au tournant du XXe siècle) et à venir (Voix de fait ! Guignol, figures de presse), travaillant l’identité lyonnaise et un festival, mondial, celui des roses, pour lequel la BmL se veut encore… partenaire !
Gilles Éboli, directeur de la Bibliothèque municipale de Lyon