Bibliothèque du 5e Saint-Jean

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Guignol s’en va-t-en guerre

Du 3 octobre au 11 novembre, venez visiter une exposition présentant les unes du Journal de Guignol pendant la Grande Guerre.

Extrait du Journal humoristique Guignol, n° 127, samedi 10 mars 1917

Guignol, c’est tout un symbole !

Depuis plus de 3 siècles, cette marionnette charismatique a su rester chère et familière aux lyonnais. A travers de nombreux spectacles, loin de ne s’adresser qu’aux enfants, ce gone à l’accent prononcé et au franc-parler malicieux ne cesse de nous faire rire, réagir ….

Il voit le jour autour de 1808. Ses traits caricaturent ceux de son père, Laurent Mourguet, canut sans emploi devenu amuseur public. Accompagné de Gnafron, lui-même inspiré du père Thomas, acolyte de Mourguet, Guignol rencontre vite un franc succès grâce à des spectacles humoristiques relatant le quotidien du prolétariat lyonnais.

Le Journal de Guignol

Le premier journal de Guignol parait en 1865 et relate la vie des gones, l’actualité politique et culturelle. De procès en changements de rédacteurs, le journal revêt différents titres : Guignol illustré, Journal de Guignol illustré, Chignol et Gnafron, Guignol : journal hebdomadaire humoristique à partir de 1914…

Le début de la guerre

Quand la guerre éclate, Guignol s’implique. Il entend bien « ne pas laisser éteindre l’esprit gaulois, répandre partout la bonne humeur et la franche gaité, relever les courages abattus, faire vibrer la fibre patriotique, exalter les traits de bravoure et l’héroïsme de nos vaillants soldats, entretenir dans les cœurs la plus ferme espérance, faire œuvre commune avec nos confrères pour soutenir la lutte de la civilisation, du droit et de la justice contre les excès et les horreurs de Barbares qui ont rêvé de subjuguer l’Europe. »
Et c’est avec impatience que les lyonnais attendent chaque semaine sa parution. C’est également grâce à un appel à souscriptions fort bien entendu que le journal envoie des marionnettes et des pièces du répertoire au front, contribuant aussi à soutenir le moral des poilus.

Un journal comme témoignage d’une époque, d’un état d’esprit, du quotidien à l’arrière tout comme des possibilités d’expression de la presse écrite …