Bibliothèque du 7e Gerland

Cercle de lecteurs de la bibliothèque de Gerland

Réuni samedi 15 février, le cercle de lecteurs de la bibliothèque de Gerland a parlé des livres suivants que les lecteurs ont particulièrement aimés :

Sébastien nous a fait part de son coup de coeur lecture :

L’empire désorienté - Catherine Bergman
Du monde des geishas à celui du football, du harcèlement sexuel aux mariages arrangés, du souvenir de la guerre à l’univers de la mode, du journalisme moderne à la religion shintô, de la justice aux vers luisants, tous les sujets au Japon ramènent toujours à la même quête lancinante : Qui sommes-nous ? Nos valeurs traditionnelles peuvent-elles survivre à la mondialisation ? Où allons-nous ? (source éditeur)

Claire a lu et apprécié les livres :

Dictionnaire des mots parfaits - Belinda Cannone & Christian Doumet - Éditions Thierry Marchaisse
Pourquoi certains mots nous plaisent-ils tant ? S’adressant à notre sensibilité, à notre mémoire ou à notre intelligence du monde, ils nous semblent… parfaits.
Bien sûr, parfait, aucun mot ne l’est – ou alors tous le sont. Pourtant, chacun de nous transporte un lexique intime, composé de quelques vocables particulièrement aimés.
Après ceux consacrés aux mots manquants et aux mots en trop, ce troisième dictionnaire iconoclaste invite une cinquantaine d’écrivains à partager leurs mots préférés.
Il vient parachever une grande aventure collective où la littérature d’aujourd’hui nous ouvre ses ateliers secrets. (source éditeur)

Dictionnaire des mots manquants - Belinda Cannone & Christian Doumet - Éditions Thierry Marchaisse
Un enfant qui perd ses parents ? C’est un orphelin. Mais un parent qui perd son enfant ? Il n’existe pas de mot pour le désigner.
Toute langue a des lacunes lexicales, des zones de sens auxquelles ne correspond aucun terme précis. Ce dictionnaire littéraire donne la parole à quarante-quatre écrivains qui tentent, non pas de fabriquer des néologismes, mais simplement de décrire et d’interroger quelques manques éprouvés dans leur pratique de la langue.
Nul souci d’exhaustivité, nulle possibilité même. Mais l’esquisse d’une cartographie des absences, dans un certain paysage de la littérature française contemporaine. (source éditeur)

Charlotte nous a parlé de la bande dessinée :

Dans la combi de Thomas Pesquet - Marion Montaigne - Editions Dargaud
Le 2 juin 2017, le Français Thomas Pesquet, 38 ans, astronaute, rentrait sur Terre après avoir passé 6 mois dans la Station spatiale internationale. La réalisation d’un rêve d’enfant pour ce type hors-norme qui après avoir été sélectionné parmi 8413 candidats, suivit une formation intense pendant 7 ans, entre Cologne, Moscou, Houston et Baïkonour... Dans cette bande dessinée de reportage, Marion Montaigne raconte avec humour – sa marque de fabrique – le parcours de ce héros depuis sa sélection, puis sa formation jusqu’à sa mission dans l’ISS et son retour sur Terre. (source éditeur)

Martine a évoqué les livres :

L’échelle de Jacob - Ludmila Oulitskaïa - Collection Du monde entier, Gallimard
Dans la malle laissée par sa grand-mère Maroussia avant sa mort, Nora découvre des lettres échangées avec son grand-père, Jacob. Féministe avant la révolution, danseuse artistique et communiste ardente, la belle Maroussia a ses propres convictions intellectuelles. Mais les rêves et les ambitions du jeune couple croulent sous le poids de l’histoire soviétique. Et quand Jacob est relégué en Sibérie pour sabotage, même son fils, le père de Nora, lui tourne le dos.
Le destin du grand amour de ses grands-parents ne reflète cependant que le début des événements qui marqueront la vie de Nora. Scénographe passionnée et assoiffée de liberté, elle choisit elle-même ses amants et ses projets, élève son fils seule et découvre peu à peu la puissance de ces liens avec ses proches.
Sur les traces de la correspondance de ses propres grands-parents, Ludmila Oulitskaïa conte avec autant de tendresse que d’ironie mélancolique les hauts et les bas, la grande et la petite histoire de quatre générations d’une famille, tout en décrivant délibérément ce XXe siècle russe comme celui des femmes. (source éditeur)

Au temps du fleuve Amour - Andreï Makine - Editions Le Seuil
Les héros de ce livre appartiennent à un autre monde : le pays du grand blanc, au bord du fleuve Amour. Un petit village de Sibérie où l’on est obligé parfois de sortir d’une isba ensevelie sous la neige en creusant un tunnel vers la lumière du jour.
Dans ces lieux de silence, la vie pourrait se confondre avec de simples battements de cœur si chaque mouvement de l’âme n’apportait sa révélation. Alors, le désir naît, de la sensualité des corps comme de la communion avec la nature offerte. L’amour a l’odeur des neiges vierges dans la profondeur de la taïga.
Soudain, tout est bouleversé.
L’Occident fait signe. D’abord un train qui passe, le mythique Transsibérien. Puis un film français, vision d’une existence éblouissante, appel peuplé de grandes actions et de créatures sublimes.
Le vertige d’une autre histoire née sur les rives Amour, aux berges de l’adolescence. (source éditeur)

Camille (bibliothécaire) a beaucoup apprécié le roman :

De pierre et d’os - Bérengère Cournut - Editions Le Tripode
« Les Inuit sont un peuple de chasseurs nomades se déployant dans l’Arctique depuis un millier d’années. Jusqu’à très récemment, ils n’avaient d’autres ressources à leur survie que les animaux qu’ils chassaient, les pierres laissées libres par la terre gelée, les plantes et les baies poussant au soleil de minuit. Ils partagent leur territoire immense avec nombre d’animaux plus ou moins migrateurs, mais aussi avec les esprits et les éléments. L’eau sous toutes ses formes est leur univers constant, le vent entre dans leurs oreilles et ressort de leurs gorges en souffles rauques. Pour toutes les occasions, ils ont des chants, qu’accompagne parfois le battement des tambours chamaniques. » (note liminaire du roman)
Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n’a d’autre solution pour survivre que d’avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d’une quête qui, au-delà des vastitudes de l’espace arctique, va lui révéler son monde intérieur.
Deux ans après son roman Née contente à Oraibi, qui nous faisait découvrir la culture des indiens hopis, Bérengère Cournut poursuit sa recherche d’une vision alternative du monde avec un roman qui nous amène cette fois-ci dans le monde inuit. Empreint à la fois de douceur, d’écologie et de spiritualité, De pierre et d’os nous plonge dans le destin solaire d’une jeune femme eskimo.
Édition augmentée d’un cahier de photographies. (source éditeur)

Mélanie (bibliothécaire) a pour sa part présenté le dernier livre de Titiou lecoq :

Titiou Lecoq - Honoré et moi - Editions l’Iconoclaste
Parce qu’il a réussi sa vie en passant son temps à la rater, Balzac est mon frère.
Il y a bien plus que vous ne le pensez entre une jeune femme d’aujourd’hui, féministe, écrivaine, blogueuse, et Honoré de Balzac…
À la suite du succès de son livre Délivrées !, Titiou Lecoq ne va pas bien. L’époque lui dicte de réussir, elle réussit. Mais pourquoi est-ce que cela ne la rend pas heureuse ? Elle ne sait pas quoi faire. Un jour, pour tromper la déprime, elle décide de visiter la maison d’Honoré de Balzac. Une rencontre s’opère. Une révélation également. Balzac, que Victor Hugo désignait comme « le travailleur puissant et jamais fatigué », n’est pas seulement ça. Il existe un Balzac intime, humain, fatigué, qu’on pourrait nommer le plus grand poissard de l’histoire littéraire. Balzac est un loser magnifique. Et pour une société comme la nôtre, obsédée par l’idée de réussite, c’est un flamboyant contre-exemple. Alors, il devient son alter ego. (source éditeur)

Un grand merci à tous les participants !

RDV pour la prochaine séance : samedi 21 mars à 10h30