Pauvre petit !

L’enfance malheureuse a, de tout temps, bouleversé les consciences. Elle ne peut laisser indifférents les lecteurs de la Belle Epoque dont les yeux s’embuent à la narration et à la description (particulièrement réaliste) des sévices exercés sur des générations de Cosette par des marâtres sadiques et des pères dénaturés.

A la Noël de 1896, tout Paris s’émeut de la découverte sous une porte de la rue Vaneau d’un bébé blond, en piteux état, le corps couvert de blessures et de brûlures, qui meurt peu après son admission à l’Hôtel-Dieu.

L’enquête révèle vite que le coupable n’est autre que le père de l’enfant, Albert Grégoire, plus ou moins aidé par sa maîtresse et par la grand-mère.

Tout Paris pleure la mort du petit Pierre à qui, signale Le Petit Journal,"une seule créature vivante avait témoigné de l’affection : un chien, un caniche noir". La France entière s’indigne, le coupable manque d’être écharpé par la foule lors d’une reconstitution et la presse réclame la peine de mort contre lui.

A son tour, Le Progrès Illustré consacre une première page à l’enfant martyr...

Au Coteau, près de Roanne, c’est la jalousie qui pousse un ouvrier mouleur à tuer sa femme et sa petite fille, alors qu’à Lyon, au 4 de la rue des Capucins, c’est l’alcoolisme qui provoque la mort d’une fillette que son père, un cordonnier de 34 ans, précipite par la fenêtre du quatrième étage.

Emmené par la police à l’hôpital du Vinatier, le meurtrier manque d’être lynché par la foule.

 

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L'enfant martyr : pauvre petit !

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Enfant martyr

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Le crime de Roanne

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Le drame de la rue des Capucins