Loi de 1949

La loi du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse impose un contrôle strict des formes et des contenus. Dans son article 2, la loi stipule que toute publication destinée à la jeunesse ne pourra comporter « aucune illustration, aucun récit, aucune chronique, aucune rubrique, aucune insertion présentant sous un jour favorable le banditisme, le mensonge, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine, la débauche ou tous actes qualifiés "crimes ou délits" de nature à démoraliser l’enfance ou la jeunesse ».

Pierre Mouchot est le premier éditeur à subir les foudres de la Commission de Surveillance. Il doit affronter une série de procès engagés par les pouvoirs publics et l’Association Départementale des Associations Familiales du Rhône afin de « faire un exemple ».

Pierre Mouchot perd au terme d’un marathon judiciaire de 7 ans (1954-1961). Les autres éditeurs, par prudence, ont recours à l’autocensure.