Le ménage des champs :

du savoir agricole antique aux livres d’agriculture de la Renaissance

Transmettre : la transmission du savoir agricole antique

Le corpus que nous identifions aujourd’hui comme celui de l’« agronomie antique » représente une partie très limitée de l’abondante production des Anciens sur l’agriculture, dont le reste n’est connu que par des listes de noms d’auteurs. L’exemple de Columelle permet de décrire ce qu’a été la transmission manuscrite de ces textes, depuis les copies de l’époque carolingienne jusqu’à leur circulation dans les réseaux humanistes de la Renaissance, circulation qui suscite la réalisation de nouvelles copies. C’est dans ce contexte que paraissent, à partir de 1472, les premières éditions imprimées, qui contribuent à fixer le corpus canonique des quatre « agronomes latins » (Caton, Varron, Columelle, Palladius) et qui vont susciter la production de commentaires savants, favorisant l’étude des textes dans leur détail et la compréhension des réalités de l’agriculture antique.