Impressions premières
La page en révolution de Gutenberg à 1530

Récits

Religieux, historiques ou littéraires, relatant des faits réels ou imaginaires, les récits diffusés à la fin du Moyen Âge et au début de la Renaissance offrent une grande diversité. Afin d’être bien lisible, le texte narratif doit être fluide et comporter un certain nombre de repères. Dans les premiers livres imprimés, il forme un flux continu, donnant à la page un aspect très dense. Qu’ils soient imprimés, comme les titres, ou ajoutés à la main, comme les initiales et les pieds de mouche (signes de paragraphe), les éléments structurants constituent davantage des enchaînements que des césures.

Progressivement et surtout à partir des années 1520, la page adopte une présentation plus aérée ; les paragraphes sont de plus en plus fréquemment matérialisés par un retour à la ligne et parfois même séparés par une ligne vide. Les éléments qui accompagnent le texte courant (numéros de feuillets, titres courants, indications en marge…) se développent sous forme imprimée à la fin du XVe siècle, facilitant la navigation à l’intérieur du livre.

Il n’est pas rare que le récit soit accompagné de gravures sur bois : quelle que soit leur fonction – véritables illustrations au service de la narration ou simples éléments structurants sans rapport immédiat avec celle-ci –, elles contribuent à rythmer le texte et à en faciliter la lecture.

Le traitement de la page diffère sensiblement en fonction de la nature des récits, de la langue dans laquelle ils sont édités et du public visé. Chacun de ces éléments est déterminant dans le choix du format, des caractères, de la disposition et de la structuration du texte.

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