Édition

Sortie du « dictionnaire »

Le samedi 30 avril 2016 lors de la clôture de l’exposition à la BML et à la suite d’une visite commentée par les commissaires, les premiers exemplaires du dictionnaire seront disponibles.

L’écriture des notices sera confiée à une cinquantaine de contributeurs spécialisés, qui s’appuieront sur la documentation dépouillée et qui seront à même de proposer des textes précis, denses et informés. Les entrées sont à la fois d’ordre technique, géographique, poétique, littéraire, périphérique, mais elles regrouperont également des artistes et des personnalités qui ont travaillé avec l’URDLA ou qui furent dans son champ d’attraction.

URDLA... Difficile à prononcer, le nom du lieu hybride fondé par Max Schoendorff (1934-2012) en 1978 résonne comme un cri de guerre. Un acte de résistance tridimensionnel reliant la sauvegarde d’un patrimoine, le soutien à la création contemporaine, puis la large diffusion de ses productions auprès de plusieurs publics (amateurs, collectionneurs, scolaires, professionnels...).

L’URDLA s’impose en Europe comme l’un des derniers centres à offrir la possibilité aux artistes contemporains d’exploiter l’ensemble des techniques dites traditionnelles de l’estampe. L’URDLA se distingue également par l’activité conjointe, dans un même lieu, d’un atelier performant, vivant, et d’un espace d’exposition modulable, assurant ainsi un pont durable entre création et médiation.
La disparition du fondateur de l’URDLA, Max Schoendorff, nous a conduit à amorcer un travail sur la mémoire de l’URDLA, afin de mesurer l’importance et l’incidence des 35 premières années d’activités, d’en analyser les ancrages artistiques, intellectuels et politiques, puis d’en tirer des perspectives pour l’avenir. Un groupe de travail composé de membres du Conseil d’administration et de salariés est en train de réunir le maximum de documentation, d’archives personnelles, de photographies ou de témoignages possibles. Nous espérons pouvoir exploiter de trois manières complémentaires (trois formes) l’ensemble de la documentation, en vue d’établir une possible histoire de l’URDLA : un dictionnaire, une plateforme numérique, une exposition.

Focus sur le travail de mémoire en cours

Le groupe de travail a commencé à se réunir en décembre 2012 pour imaginer un projet autour de son histoire. Constituée de personnalités très différentes (documentaliste, artiste, adhérent, historien de l’art…), cette entité a mis en place une méthodologie et s’est fixée des objectifs précis tant pour le contenu que pour le calendrier.
Le groupe de travail s’est fixé trois objectifs précis, complémentaires, qui émergeraient simultanément, mais qui se développeraient ensuite différemment dans le temps :

- La rédaction d’un dictionnaire : afin d’éviter l’établissement d’une histoire linéaire et de ne pas tomber dans le piège hagiographique ou nostalgique, nous avons opté pour la forme du dictionnaire avec des notices organisées par ordre alphabétique de longueur variable en fonction des sujets abordés. L’écriture des notices sera confiée à une cinquantaine de contributeurs spécialisés, qui s’appuieront sur la documentation dépouillée et qui seront à même de proposer des textes précis, denses et informés. Les entrées sont à la fois d’ordre technique, géographique, poétique, littéraire, périphérique, mais elles regrouperont également des artistes et des personnalités qui ont travaillé avec l’URDLA ou qui furent dans son champ d’attraction.

- La plateforme numérique : en complément du livre, davantage attaché à la part scientifique, réflexive et intellectuelle du projet, nous créerons une plateforme numérique (un site) pour rassembler les photographies, les documents, les cartons d’invitations, affiches et les pièces importantes qui éclairent la trajectoire du lieu. Il s’agira d’exploiter le plus finement possible les propriétés et les capacités de l’outil numérique, en s’écartant au maximum d’une adaptation digitale du dictionnaire, et en privilégiant une promenade virtuelle. La plateforme sera régulièrement remise à jour, augmentée, animée.

- L’exposition : « Peintres et vilains, imprimer l’art », commissariat Fanny Schulmann et Cyrille Noirjean, à la BML.

Constitution du groupe : Christine Vaisse (présidente), Frédéric Khodja, Geneviève Laplanche, Jérémy Liron, Georges-Henri Morin, Gwilherm Perthuis, Odile Schoendorff et Marc Melzassard (lithographe) Cyrille Noirjean (directeur).

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