Tu joues ou tu joues pas ?

Exposition Bibliothèque Part-Dieu du 1er décembre 2018 au 16 mars 2019

Le monde joue

Commençons par définir le jeu ludique, libre et gratuit.

Roger Caillois a proposé une définition considérée comme classique décrivant les critères permettant de jouer. Raph Koster en propose une bien plus simple autour du rôle de la contrainte et de la nécessité.
Dans tous les cas, il s’agit avant tout d’une activité mentale. Peu importe le support : jouer, c’est dans la tête.
Et pour élargir, on peut aussi considérer que le jeu fait partie d’une famille plus grande : les activités de flux.

Si chacun-e joue à des jeux différents et s’ils sont si différents, ce n’est pas seulement une question de forme, c’est aussi que le jeu peut répondre à des envies, des impulsions différentes.
Compétition, Aléa, Imitation et Vertige : nous vous proposons de tester, de jouer, et de découvrir lesquelles vous correspondent le plus.
… et lesquelles vous correspondent le moins. Car il y des jeux auxquels on n’aime pas jouer parce qu’ils renvoient à une impulsion qui nous déplait.

Constatons ensemble que l’humanité joue depuis qu’elle existe. Découvrez quelques jalons de l’histoire du jeu et constatez son étendue.
On trouve des jeux dans le monde entier, sur tous les continents dans toutes les civilisations.
Le jeu est présent de manière si étendue qu’il fait donc partie de notre culture. Il en porte les caractéristiques et la transmet.
Des jeux traditionnels, mais aussi des jeux modernes envoient des messages clairs et forts en termes de valeurs et de références culturelles.
D’autres sont à la frontière de la spiritualité et de la religion.
Cette transmission par le jeu n’est pas passée inaperçue, elle est parfois exploitée volontairement. Et elle a donné lieu à des envies de construire des jeux destinés à l’apprentissage, à la pédagogie. L’idée n’est pas nouvelle, et pas toujours réussie. Elle suscite aujourd’hui un engouement pour le jeu pédagogique (le jeu censé développer des compétences) et pour le jeu dit « sérieux ».

Mais il y a aussi des jeux qui ne sont pas sérieux ou en tout cas qui prennent le contre-pied de cette intention, qui provoquent, qui font œuvre de satire, qui s’amusent des contenus sérieux que l’on pourrait leur prêter. Des jeux qui jouent à transgresser.