Tu joues ou tu joues pas ?

Exposition Bibliothèque Part-Dieu du 1er décembre 2018 au 16 mars 2019

Tant de manières de jouer !

Tu joues à la belote, à Minecraft ou au Uno ?
Tu joues un rôle, aux mots croisés ou aux Lego ?

Tu joues à 7 Wonders, aux cubes ou au Memory ?
Tu joues à séduire, à Warhammer ou au Monopoly ?

Tu joues à WoW, au bridge ou au sudoku ?
Tu joues à Magic, à League of Legends ou au PMU ?

Tu joues aux bouts rimés, à la marelle ou à Terra Mystica ?
Tu joues à Tetris, à Perplexus ou à Zelda ?

Tu joues à l’élastique, en bourse ou au chat et à la souris ?
Tu joues aux cowboys et aux indiens, au poker ou à la toupie ?

Tu joues à Squad Leader, à Runequest ou à Kikafé ?
Tu joues au cadavre exquis, aux échecs ou à l’awalé ?

Tu joues à Catane, au docteur ou au loto ?
Tu joues de la trompette, au Trivial ou au Picolo ?

Tu joues à Fortnite, à Pandémie ou à Pokémon ?
Tu joues à Donjons et Dragons, au foot ou au con ?

Tu peux jouer, ou ne pas jouer à tellement de jeux. Tellement qu’on se demande ce qu’ils ont en commun, ce qui peut définir le fait de jouer.

Ce n’est pas le matériel, d’ailleurs parfois il n’y en a pas. On peut jouer avec n’importe quoi, avec un jeu ou pas. Jouer, c’est d’abord dans la tête, c’est un état d’esprit.

Et comment cet état d’esprit est-il différent de celui d’autres activités ?

On sait qu’on joue quand on commence à jouer, on sent la frontière entre le jeu et le non-jeu, mais il est difficile de mettre des mots dessus. Même certains grands philosophes ont eu du mal avec cette question.

Tu trouveras dans cette salle certains de ces philosophes, avec leurs propositions de définition.

Une, en particulier, est souvent utilisée aujourd’hui : celle de Roger Caillois, présentée au centre de la salle. Mais elle a des limites et des frontières parfois floues. D’ailleurs, depuis, d’autres définitions ont été proposées, chacune avec ses particularités.

À toi de voir quelle définition tu retiendras.

Citations d’Antoine Bauza

Le jeu est un média. Comme le livre, il transmet des contenus. Et au-delà des contenus, il permet de vivre une expérience.
Jouer procure un sentiment semblable à celui que peut ressentir une personne qui lirait un livre ou regarderait un film. Le jeu est une « porte de sortie » dans un cadre spatio-temporel donné.
C’est une activité prenante et immersive au niveau cognitif. Le temps du jeu, le joueur est loin de ses préoccupations quotidiennes : il n’est plus dans le monde réel.

Contrairement au cinéma ou à la lecture, le cerveau est déconnecté mais engagé dans une activité avec une dimension de sociabilité forte et l’expérience vécue est partagée.
C’est là l’apport particulier du jeu par rapport aux autres médias.

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- En savoir plus sur Le processus de création du jeu « 7 Wonders »