Tu joues ou tu joues pas ?

Exposition Bibliothèque Part-Dieu du 1er décembre 2018 au 16 mars 2019

J’aime pas jouer !

Moi j’aime pas jouer au Monopoly !
Toi, t’aimes pas jouer sur l’ordinateur !
Lui, il aime pas jouer à Jungle Speed !
Elle, elle aime pas jouer au Trivial Pursuit !

Nous avons tous des jeux que nous aimons et des jeux que nous n’aimons pas.

Souvent, c’est une question de style de jeu : chacune des impulsions présentées dans cette partie peut servir de repoussoir pour certain-e-s, autant qu’elle peut en attirer d’autres.
Pour certain-e-s, par exemple, la compétition renvoie à des enjeux trop réels, voire trop proches de leur vécu scolaire pour pouvoir l’oublier en jouant.

Parfois, aussi, c’est une question de thème : si tu n’aimes pas la science-fiction, Mass Effect a peu de chances de te plaire. Et puis, certains thèmes peuvent nous sembler tabous, inadaptés à un jeu. Auquel cas, nous trouverons la proposition faite par le jeu trop transgressive pour pouvoir nous y plonger.

Parfois, c’est du fait d’expériences laborieuses, de jeux trop longs et de règles trop obscures et difficiles à saisir. Et l’on ne peut pas contester que certains jeux ne sont pas faciles à aborder, même si ils ont leurs amateurs. À chacun-e de trouver des jeux dans lesquels entrer n’est pas une souffrance. Après tout, ce n’est pas un hasard si les règles des jeux traditionnels sont souvent courtes et transmises quasi exclusivement par la tradition orale...

Parfois, c’est parce que le jeu est associé à l’enfance. Certain-e-s pensent que les adultes ne sont pas censés s’adonner au jeu, mais plutôt se consacrer à des choses sérieuses. C’est sans doute moins le cas aujourd’hui, puisque le jeu sur téléphone mobile a très largement étendu les pratiques de jeu des adultes de tous horizons. Mais pour certain-e-s, cette idée du jeu réservé à l’enfance reste présente.

Enfin, certain-e-s n’aiment pas jouer parce que cela ne sert à rien. Comme l’art ? Comme l’amour ?

Citations d’Antoine Bauza

“Je n’aime pas jouer” ?
Ils n’ont tout simplement pas trouvé le jeu qui est fait pour eux !
Cela dit, aujourd’hui on entend de moins en moins cette phrase. Le panel des jeux est devenu suffisamment vaste pour que chacun trouve le sien. Et ne pas aimer tous les jeux, c’est impossible ! Même les gens qui ne jouent pas (ou plus) peuvent changer d’avis et (re)devenir joueurs.
Idéalement, il devrait y avoir une continuité dans la pratique du jeu entre l’enfance et l’âge adulte et non pas une rupture comme cela peut parfois arriver.
Après tout, si l’on compare avec la pratique du sport, il paraîtrait étrange d’entendre un adulte dire : « Bien-sûr que non je ne fais pas de sport : je suis adulte, j’ai une vie sérieuse maintenant ! ».

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