Tu joues ou tu joues pas ?

Exposition Bibliothèque Part-Dieu du 1er décembre 2018 au 16 mars 2019

Jouer pour faire face au hasard

As-tu envie de :
Tout miser sur le rouge et d’attendre que la petite bille arrête de tourner ?
Lancer les dés ?
Retourner lentement les cartes que l’on vient de te distribuer ?
Tenter le coup même si tu n’es pas sûr-e que cela va passer ?
Tenter de prévoir quel sera le prochain jet de dé ?

Si la réponse est oui, alors tu es motivé-e par une impulsion que l’on peut nommer hasard pour faire simple et que les gens sérieux nomment en latin Aléa.
Le plaisir est dans le suspense, bien sûr, mais aussi dans l’impression que l’on pourra « prévoir l’imprévisible ».
Certaines joueuses et certains joueurs peuvent même aller jusqu’à penser qu’ils ont trouvé une manière d’anticiper et de contrôler ce qui va se passer. Cela s’appelle une martingale.
Cette confrontation à l’inconnu dans le jeu fonde les liens entre le jeu et la divination que nous explorerons plus loin.

Cette impulsion est présente de manière très pure dans :

  • Les jeux de paris
  • Les loteries
  • Les jeux de dés, comme le 421 et le Yams et certains jeux de cartes
  • Les jeux de casino ou de salles de jeu comme le Pachinko

Cette impulsion est également présente, mêlée à d’autres, dans beaucoup de jeux modernes : tirage de cartes, mécaniques basées en partie sur des dés, rencontres aléatoires dans les jeux vidéos, coffres secrets ainsi que les paquets ou boosters de cartes aux contenus aléatoires.

Bien sûr, elle peut être totalement absente dans tous les jeux basés uniquement sur l’adresse ou la stratégie et dans certains jeux narratifs. Parfois, pour favoriser une compétition équitable, on la retire volontairement d’un jeu où elle a normalement une part importante. Par exemple, c’est le cas des compétitions de bridge dans lesquelles chaque table reçoit des mains de cartes préparées à l’avance et strictement identiques.