Tu joues ou tu joues pas ?

Exposition Bibliothèque Part-Dieu du 1er décembre 2018 au 16 mars 2019

Jouer pour faire semblant

As-tu envie de :
Mettre un masque et devenir quelqu’un d’autre ?
Inventer un personnage de jeu de rôle ?
Te plonger dans un nouveau monde ?
Imaginer ce qui va se passer ensuite, comment va continuer l’histoire ?

Si la réponse est oui, alors tu es motivé-e par l’impulsion que Roger Caillois, qui aimait les grands mots savants, appelait Mimicry.
C’est l’imitation, le « faire comme si », les rôles que l’on peut s’inventer et les masques que l’on peut se choisir dans la liberté du jeu. C’est cette envie et ce plaisir.

On retrouve cette impulsion de manière très pure dans certains jeux comme :

  • Les jeux de poupées, d’imitation, de Playmobil
  • Les jeux de rôle
  • Les Sims

On la retrouve aussi mélangée à d’autres dans la grande majorité des jeux de société et des jeux vidéo : ils ont un thème, des illustrations, souvent une cadre fictif ainsi qu’une petite histoire pour se mettre dans l’ambiance.
D’ailleurs, certaines joueuses et certains joueurs vont s’en saisir, s’y plonger et jouer avec, alors que d’autres vont l’ignorer et se concentrer sur les règles, les pions et la stratégie. Chacun-e joue avec ses envies et ses goûts, tout en jouant au même jeu.

Dans certains jeux, cette impulsion est presque entièrement absente. C’est le cas des jeux de stratégie abstraits, des jeux sportifs, des jeux de cartes ou des casse-têtes. Même si, parfois, il y a une histoire ou un thème, caché sous cette apparence abstraite : chaque partie d’échecs a par exemple son histoire, voire sa dramaturgie, pour qui veut et sait la voir.