Le textile

en Rhône-Alpes au XIXe siècle

1780 – 1914 : l’ère de la mécanisation

Depuis sa création, au temps de Louis XI et de François Ier, jusqu’à la Première Guerre mondiale, la Soierie demeure exclusivement l’industrie de la soie. Pendant plusieurs siècles, la fabrique lyonnaise tire de cette seule matière prestigieuse, parfois entrelacés de fils d’or et d’argent, les tissus luxueux qui établissent son renom à travers le monde.

Au cours du XIXe siècle, grâce à la révolution industrielle, elle est amenée à utiliser à ses propres fins la multiplicité des progrès et des innovations techniques, tel le métier Jacquard (1800), qui va modifier l’économie et la physionomie de la région. Dès les années 1830, de petites usines se dispersent et s’installent dans les campagnes autour de Lyon, les métiers lyonnais se délocalisent. Les évolutions énergétiques, l’utilisation de la force motrice de l’eau puis l’organisation du transport et de la distribution de l’électricité dans les dernières années du siècle, permettent à l’industrie de la soie de s’étendre progressivement à la région toute entière.

Chaque territoire, au fil du temps, a ainsi développé des savoir-faire qui lui sont propre en fonction de conditions naturelles favorables : le moulinage en Ardèche, le tissage à Lyon et dans la Loire, l’ennoblissement et l’impression en Isère, la passementerie dans le Pilat, la rubanerie dans la région de Saint-Etienne, le velours à Voiron…

Charles Bianchini

Bianchini, Charles (1865-1944)Quel est mon savoir-faire ?
1/ l’innovation dans l’esprit « Art déco »
2/ la décoration textile
3/ la soie et l’imprimerie
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Allégorie de la teinture des tissus

Allégorie de la teinture des tissus, par Louis AppianCe tableau fut commandée par Edmond Gillet qui appuya la création de l’Ecole de Chimie de Lyon et le développement de Rhône-Poulenc…

Portraits d’inventeurs

Mozaique des inventeurs

En 1815, on dénombre 18 000 métiers à tisser la soie à Lyon. Ce nombre a-t-il augmenté ou diminué 60 ans plus tard ?

Le nombre de métiers à tisser à quasiment été multiplié par 6 : en 1876 on en trouve 105 000. Ce succès est lié au commerce que Lyon développe à l’international.

Soierie lyonnaise : la cannetière ou la dévideuse, au début du XXe siècle

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1995

Allégorie de la teinture des tissus

L’Allégorie de la teinture des tissus fut commandée par Edmond Gillet, notable lyonnais qui appuya la création de l’Ecole de Chimie de Lyon et le développement de Rhône-Poulenc. La Ville de Lyon, où l’on peut distinguer la Basilique de Fourvière, ainsi que diverses cheminées industrielles, sert de cadre à une composition pyramidale dans laquelle s’insère une femme chimiste observant un ballon. Sur ses genoux repose un cahier de chimie ; à sa gauche sont disposés un laboratoire et des écheveaux de soie teints ; à sa droite, un mélangeur de tissus et de couleurs. Et finalement, à ses pieds, figurent quelques objets symboliques, tels qu’un globe terrestre rappelant le commerce de la soie ; deux caducées, symboles de l’Ecole de médecine de Lyon et du soutient d’Edmond Gillet à cette dernière ; ainsi qu’une entrée de mine, une lampe et des piolets de mineur, en référence à l’extraction des pigments colorants. Cette allégorie, telle une exaltation des techniques de teinture, apparaît plus comme un hommage à Edmond Gillet pour ses bienfaits envers la Ville de Lyon, que comme une représentation de la chimie des couleurs.

Allégorie de la teinture des tissus, par Louis Appian

Allégorie de la teinture des tissus, par Louis Appian
Huile sur toile, 160 x 115 cm.
COLLECTIONS MUSEE DE BOURGOIN-JALLIEU, inv. 2002.5.1.

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