La santé

en Rhône-Alpes au XXe siècle

La massification de la production touche l’ensemble des entreprises pharmaceutiques. Les ateliers d’antan, où la polyvalence régnait laisse la place à des laboratoires de plus en plus automatisés sous atmosphère contrôlée. De nombreux brevets protègent les différentes étapes de fabrication qui se technicisent. Ainsi les produits homéopathiques au lieu d’être façonnés de façon manuelle sont bientôt fabriqués par des machines sous forme de granules à haut pouvoir de rétention (brevet Boiron 1972), les ampoules de préparation pharmaceutique qui étaient remplies une à une sont pris en charge par une chaîne de production automatisée…
Ces différentes industries s’appuient désormais sur la publicité et le développement à l’international pour garantir la promotion de leurs produits. Dans les années 1950, les ventes d’eau oxygénée Gifrer passent ainsi de 800 000 à 3 millions flacons par an. Marc Barbezat, à la tête de la société depuis 1944, s’appuie sur son expérience d’éditeur (il a publié les premières œuvres de Jean Genet) et d’imprimeur pour refaire le graphisme de l’ensemble des produits de la société et développer leur publicité.

Il faut également faire face à de nouveaux défis, comme le cancer, (en 1923, le deuxième Centre anticancéreux français est inauguré par le professeur Léon Bérard, le Maire de Lyon Edouard Herriot et d’Auguste Lumière, également inventeur de génie dans le domaine médical et généreux contributeur), ou la lutte contre les épidémies par le biais de la vaccination.

Après la seconde guerre mondiale, Charles Mérieux, développe une nouvelle technique de fabrication in vitro, qui lui permet de multiplier sa production de vaccins. Cette industrialisation est particulièrement efficace pour traiter rapidement des épidémies, qu’elles touchent le monde animal (fièvre aphteuse) ou les humains. Ainsi en 1974, quand une épidémie de Méningite A éclate au Brésil, l‘Institut Mérieux délivre en quelques mois 90 millions de doses et coordonne la vaccination de l’ensemble de la population du pays.

Jean Boiron

Jean BoironJe suis le pionnier de :
1/ l’innovation textile
2/ la transplantation lyonnaise
3/ l’homœopathie, médecines alternatives
lire sa biographie

Le pistolet IMOJET

Le pistolet IMOJET Découvrez l’appareil à injection sans aiguille mis au point à l’Institut Mérieux

Portraits d’inventeurs

Mozaique des inventeurs

Quel état de conscience consomme le plus d’énergie ?

Le sommeil paradoxal consomme plus d’oxygène et de glucose que les autres états, y compris la conscience éveillée ! Il semble que le sommeil sans rêve ait cette fonction de préparer une quantité d’énergie suffisante à l’irruption du rêve.

Paysage dans un sommeil

Wikimedia Commons

Fermer

1974

Le pistolet IMOJET

L’injection d’un liquide par la seule intervention d’une pression (l’hydropuncture ou aquapuncture) a été inventée seulement une dizaine d’années après l’invention de la seringue à aiguille creuse (brevet Galante de 1866). Mais elle ne sera réellement employée que pendant la deuxième guerre mondiale et dans la deuxième moitié du XXe siècle …
En 1974, une épidémie de méningite A se déclenche au Brésil, l’Institut Mérieux est alors un des seuls à disposer d’un vaccin adéquat et va donc produire en quelques mois quatre-vingt-dix millions de doses de vaccins et vacciner l’ensemble de la population dans les mois qui suivent...
Le pistolet IMOJET, appareil à injection sans aiguille mis au point à l’Institut Mérieux, permet une vaccination rapide de la population brésilienne. Le piston actionné par un puissant ressort propulse le produit, qui du fait de la pression et de la vitesse engendrée, pénètre dans les tissus sous-cutanés... .

Le pistolet IMOJET

COLLECTIONS SANOFI PASTEUR

Fermer