Transport

en Rhône-Alpes au XXe siècle

Jusqu’au milieu du XXe siècle, Saint-Etienne reste un des pôles du cycle. L’automobile lyonnaise ne résiste pas à la seconde guerre mondiale. Le véhicule industriel – transport collectif et de marchandises – continue son développement.

Quelques repères sur les transports collectifs entre 1914 et 1970

Selon Christophe Puvilland, la vente d’autocar Berliet décolle après la première guerre mondiale. Berliet produit plusieurs modèles sur la base d’un chassis de camion et crée sa propre unité de carrossage, pour ne plus dépendre des carrossiers indépendants et mieux répondre au marché.

Les premiers trolleybus font leur apparition en 1936. Lyon devient la capitale du trolleybus quand l’OTL inaugure en 1952 à Vaise le plus grand dépôt de France. En 1958, le parc compte 344 trolleybus.

La Seconde Guerre mondiale entrave le développement de l’autocar en rationnant les produits pétroliers. Berliet équipe des modèles de gazogène et fournit des kits à monter pour ceux qui roulaient au diesel. L’apogée de la production est atteinte avec la marque PH.
Les bombardements de la Seconde guerre mondiale mettent à mal le réseau lyonnais de transports en commun et ses véhicules. 1956 voit la circulation du dernier tramway urbain. Les transports en commun sont désormais assurés par des autobus et des trolleybus construits par Vetra, Berliet, Renault.

La réussite dans ce domaine des autocars est aussi celle de Joseph Besset, qui installe un atelier de carrosserie à Annonay en 1913. Il acquiert aux Etats-Unis en 1937 une licence pour fabriquer des véhicules industriels monocoques. L’original est un petit autocar de 24 places appelé Scarab et fabriqué par William B. Stout. Joseph Besset appelle son autocar l’Isobloc. Entre 1945 et 1950, la production est concentrée à Annonay, et l’usine produira plus de 2000 exemplaires pour remplacer ceux qui avaient disparu dans le conflit. En 1951, la société est reprise par SACA, puis par SAVIEM, puis RVI en 1978. 1998 voit la constitution d’une coentreprise entre Renault Bus et la division Iveco Bus, dénommée Irisbus, avec fusion des gammes des deux constructeurs. Irisbus disparaît en 2013 au profit de la marque Iveco Bus.

Berliet de 1914 à 1978

En 1914, les CBA de Berliet sont affectés au transport des troupes et de matériel vers le front de Verdun, ils arpentent par centaines la « Voie Sacrée ». La robustesse et l’endurance de ce camion lui vaut son surnom : « l’Increvable ». En 1916, les usines Berliet produisent 40 CBA par jour, une cadence encore jamais atteinte et qui ne sera dépassée qu’en 1918 avec les camions de guerre américains Liberty. Berliet continue à produire des CBA après la guerre et même si le modèle évolue, ce camion est fabriqué jusqu’en 1932.

Dans les années 30, la crise impose aux constructeurs de développer de nouveaux carburants pour remplacer le pétrole. Dès 1923, Marius Berliet choisit la technique du gazogène : il s’agit de faire brûler du bois sec coupé en morceaux sans autre préparation particulière. Berliet teste ses premiers « gazobois » sur des voitures et le CBA. En 1929, un autobus Berliet fonctionnant au « gaz des forêts » circule dans Paris en arborant la publicité « Marche sans essence ». En 1938, des véhicules au gazogène font une traversée du Tanganyka en moins de 10 jours en se ravitaillant avec le bois trouvé sur place. A la veille de la Seconde Guerre mondiale, Marius Berliet est le seul à posséder un système parfaitement au point.

Au milieu des années 20, un nouveau type de moteur avait fait beaucoup parler de lui : le Diesel. Marius Berliet achète en 1930 la licence ACRO à la firme Bosch. Les essais du moteur sont enfin concluants en janvier 1931. Le constructeur ne cesse de développer ses véhicules fonctionnant avec un moteur à « huile lourde », si bien qu’en 1933, 90 % des camions Berliet sont équipés d’un moteur Diesel.

Dans les années 50, les constructeurs s’engagent sur la voie de la reconstruction. L’entreprise Berliet est passée sous la direction de Paul Berliet, le fils de Marius, et donne naissance à quelques-unes de ses plus mythiques réalisations. Dès 1949, une nouvelle gamme complète de camions est étudiée. En 1950 sort l’un des camions les plus emblématiques de tous les temps, le « GLR », véritable concentré d’innovations. En 1994, un jury réuni par la revue Les Routiers à l’occasion des 60 ans du magazine, l’élit camion du siècle.
Dans les années 1950, la découverte de riches gisements de pétrole dans le Sahara provoque une intense activité de transport dans la région. Berliet, déjà solidement implanté en Algérie, imagine un véhicule spécialement conçu pour le transport de masses indivisibles ou d’énormes charges sur les pistes du désert. Le T100 6x6 Sahara est présenté en 1957. C’est un monstre au poids total roulant de 110 tonnes animé par un moteur surpuissant de 600 chevaux avec des pneus de 2,20 mètres de diamètre. Seulement 4 exemplaires du T 100 ont été fabriqués.

Dans les années 60, Berliet souhaite investir le marché de la livraison urbaine. En 1965, est présenté le Stradair un petit camion de 5 tonnes à suspension pneumatique. Cependant, le Stradair ne connaît pas le succès promis : il est trop long pour la réglementation de police à Paris. L’autre « défaut » du Stradair vient de sa suspension qui assurait aux conducteurs un tel confort qu’ils avaient l’impression d’être au volant de leur voiture et freinaient insuffisamment à l’approche des obstacles.

Marius Berliet

Berliet, Marius (1866-1949)Qui suis-je ?
1/ le promoteur de la formation professionnelle lyonnaise
2/ le pionnier de la transplantation lyonnaise
3/ l’inventeur du carburateur Zénith
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Maquette de camion GLR rouge

Maquette de camion GLR rougeDécouvrez ce camion Berliet, premier à moteur 5 cylindres…

Portraits d’inventeurs

Mozaique des inventeurs

1949

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Ce camion Berliet est le premier à moteur 5 cylindres. Il bénéficiera de nombreuses évolutions techniques tout au long de sa carrière, de 1949 à 1986, au cours de laquelle 100 000 exemplaires seront construits, non compris les exemplaires assemblés dans les usines à l’étranger. En 1994, un jury réuni par la revue Les Routiers à l’occasion des 60 ans du magazine, l’a élu « camion du siècle ».

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Combien de marques de voitures, environ, Lyon a-t-elle abrité ?

Environ 150 marques de voiture au sens large, en comprenant les prototypes de bricoleurs ingénieux.

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