Ampère, André-Marie

1775-1836

Lyon, Marseille

À l’origine de la deuxième révolution industrielle : l’électricité

Fils d’un négociant en soie lyonnais devenu juge de paix et décapité pendant la Terreur, André-Marie Ampère est un savant complet, au sens des Lumières. D’abord passionné de mathématiques, il se consacre notamment aux équations à différentielles partielles et, après la publication de ses "Considérations sur la théorie mathématique du jeu", obtient en 1803 la chaire de mathématiques et d’astronomie du nouveau lycée de Lyon. Brièvement répétiteur à Polytechnique à Paris, il est nommé en 1808 Inspecteur général de l’Université, et occupe en 1809 la chaire de mécanique de l’École polytechnique.

Formé aussi en botanique et en chimie, il travaille à la distinction des atomes et des molécules (Loi d’Avogadro-Ampère), quelques années avant de commencer ses recherches sur les rapports entre phénomènes magnétiques et électriques, pour jeter les bases de l’électromagnétisme, unifiées 30 ans plus tard par le physicien écossais Maxwell. Après six années d’expérimentations et de découvertes en la matière, il publie sa "Théorie des phénomènes électrodynamiques uniquement déduite de l’expérience" (1826), deux ans après son élection à la chaire de physique expérimentale au Collège de France.

Partie prenante des applications industrielles, il invente plusieurs appareils : le solénoïde, l’aiguille astatique, le galvanomètre, le télégraphe électrique et l’électro-aimant (ce dernier avec François Arago). Inventeur du vocabulaire de base de l’électricité, comme « courant » et « tension », il a donné son nom en 1881 à la mesure de l’intensité électrique.

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