Boiron, Jean

1906-1996

Paris-Lyon

L’Homœopathie, pionnière des médecines alternatives

Les jumeaux Boiron, Jean et Henri, tous deux Docteurs en sciences et en pharmacie, fondent à Paris en 1932 le Laboratoire Central Homéopathique. Henri le dirige tandis que Jean développe la branche lyonnaise créée par Jean Baudry, la Pharmacie homéopathique rhodanienne, pour laquelle il effectue de nombreuses recherches dans le but d’améliorer les procédés de fabrication. L’un des défenseurs de l’homéopathie, Henri Jarricot, désigne Lyon comme le « berceau de l’homéopathie en France ». Le « fonds Boiron », légué à la Bibliothèque municipale de Lyon, composé de 5000 livres et revues, en témoigne.

Si Samuel Hahnemann, médecin allemand, crée ce principe de soin dès la fin du XVIIIe siècle, il faut attendre une trentaine d’années pour que le comte Des Guidi, un napolitain installé à Lyon, où il a repris des études de sciences et de médecine, importe d’Italie cette méthode nouvelle, dont il s’ouvre dans « Une Lettre aux médecins français » (1832). Après une période de succès jusqu’au années 1860, puis de moindre influence de l’homéopathie à la fin du siècle, Jean-Pierre Gallavardin reprend le flambeau lyonnais au début du XXe siècle avec sa revue Le Propagateur de l’homéopathie.

Avec Baudry et Boiron commence le succès industriel de l’homéopathie française qui voit les établissements parisiens et lyonnais fusionner sous le nom de Laboratoires Boiron en 1967, puis absorber Dolisos en 2005 et devenir le premier laboratoire homéopathique mondial. Relayé à la tête de l’entreprise par son fils Christian, également pharmacien, Jean Boiron publie ses nombreuses recherches jusqu’à la fin des années 1980. Son fils fonde Boiron Research Foundation (Washington) et l’Institut Boiron, et devient Vice président de la Fondation française pour la recherche en homéopathie.

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  • Boiron, Jean (1906-1996)
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