Martin, Claude (dit Major)

1735-1800

Lyon, Lucknow (Inde)

L’aventure de la formation

L’école lyonnaise de La Martinière, et ses deux sœurs indiennes, ont été nommées d’après le Major Martin, qui a légué sa fortune pour les fonder : l’une à Lyon où il est né, l’une à Lucknow où il a vécu et repose, l’une à Calcutta. Fils d’un fabricant de tonneaux de la Presqu’île lyonnaise, Claude Martin devient apprenti à 14 ans dans un atelier de soierie. Il s’engage dans l’armée à 16 ans et, après des classes à Lorient, embarque pour Pondichéry dans les troupes de la Compagnie française des Indes orientales. En pleine guerre contre les anglais, il devient membre de la garde rapprochée du commandant en chef puis, au bout de 9 ans, rejoint l’armée anglaise où il fera toute sa carrière jusqu’au grade de major général en 1796.

Dans l’intervalle, il se forme et devient en autodidacte architecte, géomètre, ingénieur, non moins que commerçant, courtier, usurier. Il acquiert une immense fortune, favorisée par l’intérêt que lui portent plusieurs dirigeants indiens, les nababs d’Awadh et de Lucknow, dont il devient l’inspecteur de l’artillerie mais aussi un ami. Il meurt à Lucknow après s’y être fait construire une somptueuse demeure. Le Conseil municipal de Lyon prend acte de son legs de 700 000 francs pour la construction d’une école pour garçons et filles, trois ans après sa mort et il faudra encore 22 ans pour que Charles Tabareau, membre de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de la Ville de Lyon, soit chargé de la fondation d’une école gratuite consacrée aux arts et métiers. Cette école est devenue une pépinière de techniciens et d’ingénieurs, les « Martins », dans les domaines du textile, de la mécanique, de la chimie.

Les Martinière indiennes et lyonnaises enseignent toujours et leurs filières sont très prisées, pour leurs formations industrielles et scientifiques, aussi bien que pour les arts appliqués.

Pour aller plus loin

  • Martin, Claude (dit Major) 1735-1800
    Martin, Claude (dit Major) 1735-1800