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Giorgio Ghisi, Le Jugement dernier, 1545 ou 1556, gravure

Claudio Galleri, commissaire de l’exposition D’après Michel-Ange.
Graveurs et copistes de la Renaissance au XIXe siècle
nous présente la gravure de Giorgio Ghisi.

Présentation de la gravure Le Jugement dernier de Giorgio Ghisi au format vidéo : VIDÉO SOUS-TITRÉE
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Psautier mérovingien (Lyon, Bibliothèque municipale, Ms 425)

Présentation du Psautier mérovingien au format vidéo : VIDÉO SOUS-TITRÉE
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Présentation du Psautier mérovingien

Le Psautier mérovingien est conservé à la Bibliothèque municipale de Lyon. Le manuscrit contient environ un tiers des 150 Psaumes, un des livres de la Bible. Il a été écrit à la fin du Ve siècle ou du début du VIe siècle par un scribe de la meilleure tradition romaine, probablement en France. Il pourrait provenir du monastère de l’Ile Barbe, au nord de Lyon qui disposait d’un scriptorium (atelier d’écriture). Le manuscrit a ensuite fait partie de la bibliothèque de la cathédrale Saint-Jean de Lyon, jusqu’à la Révolution française. Il a alors été confisqué par la
Nation et remis en 1803 à la Ville de Lyon. Le psautier mêle des textes de la tradition romaine, gallicane et parfois même hébraïque (Ps. X, 7 –
LI, 7). Il comporte 103 feuillets de parchemin mais 63 autres feuillets manquant à la fin se trouvent à conservés à la Bibliothèque nationale de France à Paris (cote Nouvelles acquisitions latines 1585) et contiennent les Ps. CXI, 7 – CXVIII, 25 ; CXVIII, 41 – CXXX, 3 ; CXXXI, 12 – CXXXIX, 5).
Son format est de 290 × 255 mm. (205 × 205 mm. pour les dimensions du texte). Cette forme presque carrée est un signe d’ancienneté. La mise en page est très soignée et ne comporte que 13
longues lignes. Le texte est écrit en belle et grande onciale calligraphique. Il comporte des ajouts, des corrections marginales ou interlinéaires (VIIe – VIIIe siècles) en onciale (f. 26, f.71v), en minuscule mérovingienne (f. 59v, f.60, f.74) et en écriture documentaire ornementale (f. 88v). Au folio 16, on trouve en marge en cursive du VIIe siècle la mention GHODOLDUS ; au folio 59v, en
minuscule mérovingienne : « Dum deuid(it) murus et minia pandemus Quintinianus papas de Roma uobis mandat salutus ».
Le manuscrit comporte également de nombreux essais de plume.
Le parchemin, très fin, est conservé de façon très inégale : des passages (principalement la tête du livre) ont été endommagés par l’humidité, à une époque très ancienne puisqu’ils sont rétablis dans
une cursive mérovingienne.

Ovide moralisé (Lyon, Bibliothèque municipale, Ms 742)

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Présentation de l’Ovide moralisé

Le texte des Métamorphoses du poète latin Ovide (43 av. J.C. – 17 ap. J.C.) comprend 15 livres et environ 12 000 vers. Il a connu un grand succès au Moyen Age comme le montrent les plusieurs centaines de manuscrits conservés. Ovide apparaît exemplaire par son style, sa langue et les exemples que son oeuvre recèle. Le texte est traduit et adapté en allemand en 1210 par Albrecht de Halberstadt.
L’adaptation française est faite au début du 14e siècle par Chrestien Legouais, personnage mal connu. Une mention faite dans un manuscrit conservé à Genève indique qu’il serait originaire de la
région de Troyes, en Champagne. Cette attribution a été contestée : C. De Boer, qui réalise entre 1915 et 1938 l’édition scientifique de l’Ovide moralisé, donne pour auteur un anonyme bourguignon.
Quoiqu’il en soit, l’auteur ne se contente pas de traduire Ovide : il abrège ou, au contraire, il commente largement, en voulant moraliser. Il cherche dans les épisodes mythologiques contés par Ovide un sens autre que celui qui s’offre à première vue. Il en propose une ou plusieurs explications, parfois contradictoires et n’hésite pas à rajouter des épisodes qui se ne trouvent pas dans Ovide, tirés par exemple de la Bible.

Quoiqu’il en soit, l’auteur ne se contente pas de traduire Ovide : il abrège ou, au contraire, il commente largement, en voulant moraliser. Il cherche dans les épisodes mythologiques contés par Ovide un sens autre que celui qui s’offre à première vue. Il en propose une ou plusieurs explications, parfois contradictoires et n’hésite pas à rajouter
des épisodes qui se ne trouvent pas dans Ovide, tirés par exemple de la Bible.

Parmi les 14 manuscrits de l’Ovide moralisé conservés, le manuscrit
lyonnais se distingue par la qualité de sa réalisation. Le livre est copié et enluminé vers 1385 dans un atelier parisien. Les miniatures sont réalisées par le « Maître du Policraticus de Charles V ».

Un ex-libris gratté au dernier folio (f. 274) porte la mention suivante : « Ce livre est a Jehan filz du roy de France, duc de Berry et d’Auvergne, comte de Poitou et de Bouloigne. Jehan ».
Au XVIIe siècle, le livre est passé aux mains d’Octavio Mey (1618-1690), auquel Lyon doit l’art de lustrer la soie, et qui y a apposé son nom et sa devise « Sans vilenie ». Le manuscrit a ensuite été donné à la bibliothèque du collège lyonnais de la Trinité, tenu par les jésuites. Cette bibliothèque forme le noyau de l’actuelle bibliothèque municipale. La reliure, en veau, date du 18e siècle.
Le manuscrit est sur parchemin. Il comporte 45 000 vers et est illustré par 57 miniatures (ces miniatures sont visibles sur la base Enluminures de la Bibliothèque municipale).