La documentation régionale

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Les chroniques du silo

Episode 3 : Pendant le déménagement, la vie continue

Voici un documentaire, tourné par France 2 en partie "in Silo", à partir des archives du journal le Progrès, trésor de la BML, et en pleine préparation du déménagement…

Dans le cadre de sa collection "Les films noirs de la Ve République", le magazine "13h15 le dimanche" revient sur l’une des plus grandes énigmes judiciaires françaises : l’assassinat à Lyon du juge Renaud.

Retour sur cette période lyonnaise agitée…

Le juge Renaud arrivé en 1966 à Lyon est inclassable : amateur de bonne vie et de bonne chère, collectionneur de conquêtes féminines, libre de ton… mais répressif au sens pur, du moins face au grand banditisme, pour lequel il tend à jouer aux limites du code de procédure, utilisant les libertés conditionnelles comme moyen de chantage, limitant les droits de visite et menant ses instructions à la manière forte. Par ailleurs, il est de gauche et l’un des premiers adhérents à Lyon au Syndicat de la Magistrature.

Justice pour le Juge Renaud

Selon son fils Francis Renaud, dans son ouvrage intitulé Justice pour le juge Renaud, la cité des soyeux et des gastronomes rebaptisée Chicago-sur-Rhône, est devenue dans les années 1960, non seulement la capitale du crime en France, mais l’un des principaux bastions du SAC, créée en 1959 pour soutenir l’action du général de Gaulle… Ainsi Jean Augé, ancien de l’OAS, est le parrain lyonnais et en secret, celui du SAC.
Le 2 juillet 1975, le juge François Renaud, 52 ans, est assassiné alors qu’il sortait de chez des amis, montée de l’Observance. Plusieurs thèses s’affrontent : assassinat mafieux commandité ou non par Edmond Vidal (du Gang des Lyonnais) ou bien assassinat politique ?

Le juge Fayard, dit "le Shériff"

L’assassinat politique est la thèse d’Yves Boisset dans Le Juge Fayard dit le Shériff, qui met en cause le SAC. C’est la thèse qui parait la plus plausible à Francis Renaud.

Joannès Ambre, avocat d’Edmond Vidal, doit défendre son client accusé d’avoir commandité la mort du juge, c’est une option de la thèse de l’assassinat mafieux. Elle est celle de Jacques Derogy dans son livre Enquête sur un juge assassiné : vie et mort du magistrat lyonnais François Renaud. Derogy décrit la consternation de la cour à la clémence du verdict, celle des jurés, la joie de la salle qui éclate en applaudissements, et, citant le journal l’Humanité : Momon Vidal, le héros, fou de bonheur, sautant de joie dans son box – celui des accusés – envoyant, tel une diva d’opérette, des baisers en tous sens, de ses mains dont ce procès truqué n’est pas parvenu, après trois semaines d’audience, trois ans d’enquête et deux ans d’instruction, à établir que ce sont celles d’un tueur… . Vidal attribue cette clémence au talent de Joannès Ambre et aux questions soulevées par les ramifications politiques avec le SAC.
Pour Joannès Ambre, certes l’avocat d’Edmond Vidal, la mort du juge ne pouvait que nuire aux inculpés et n’est pas dans la manière des Lyonnais.

Avec de nouvelles révélations, ce documentaire cherche à faire la lumière sur cette affaire. La première partie vous invite à parcourir les archives du Progrès conservées au 4e étage du silo avec Richard Schittly, journaliste du Progrès, auteur de plusieurs livres sur le sujet.

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