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Photographes en Rhône-Alpes : nouvelles contributions

La base Photographes en Rhône-Alpes s’enrichit en continu des collections photographiques de la Bibliothèque, progressivement numérisées et indexées (environ 30 000 à ce jour) mais aussi des dépôts de contributeurs (environ 10 000 clichés), volontaires pour participer à une vaste collecte des mémoires urbaines de Lyon. Photographes en Rhône-Alpes est une entreprise collective.

Antoine Cusin vient de déposer dans la base un ensemble de photographies de marques lapidaires. Mais de quoi s’agit-il ?

Les marques lapidaires sont des signes gravés par les tailleurs de pierre de l’époque médiévale sur les blocs, dalles de pavement… des bâtiments. On les considère couramment comme des « marques de fabrique », c’est-à-dire le moyen pour le tailleur de pierre de signer son ouvrage et donc d’être rétribué. Le tailleur est un « tâcheron », rémunéré à la pièce ou à la « pierre taillée ». Si cette théorie des marques de tâcherons est largement relayée, il en existe une autre, développée par une équipe de chercheurs qui a publié en 2007 dans Persée un article intitulé « Les signes lapidaires dans la construction médiévale : étude de cas et problèmes de méthode ».

En contradiction avec sa désignation courante en langue française, qui présuppose que la marque lapidaire soit un signe individuel et le témoignage, voire le synonyme systématique d’une rémunération du tailleur de pierre à la tâche, l’archéologie du bâti met en évidence des situations très différentes, qui échappent à toute généralisation, et simplification. Du signe lié au processus de la taille aux marques de module d’assise, de comptage, de contrôle ou d’assemblage, le lien concret avec le tailleur de pierre individuel peut s’effacer devant une réalité complexe, où le marquage des blocs, collectif et anonyme, peut servir à désigner, par exemple, un lot de fabrication et/ou de livraison. L’importance du chantier, la maîtrise d’oeuvre et d’ouvrage, les ressources en matière première et en main d’oeuvre, les conditions du marché, les possibilités de transport et les contraintes de la mise en oeuvre sont autant de facteurs que reflètent les signes lapidaires et leur répartition dans l’ouvrage.

Le mystère reste donc entier…

Gadagne organise sur ce thème des balades urbaines les 20 et 21 septembre, 19 octobre (LSF), 16 novembre et 21 décembre : Pour en savoir plus

Merci à ce nouveau contributeur qui nous a aussi envoyé le lien vers Persée.

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