La documentation régionale

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Trésors !

Lyon est à la croisée des échanges européens depuis l’Antiquité. Ses collections sont telles un fleuve aux affluents aussi nombreux qu’inattendus, ayant patiemment charrié bien des trésors dont la Bibliothèque municipale est aujourd’hui gardienne. L’exposition Trésors, du 20 mai au 23 août 2014 à la Bibliothèque de la Part-Dieu, en présente quelques exemples.

Le fonds Orgeret

Quelques pièces issues du fonds Orgeret ont été choisies pour témoigner de l’insolite des collections régionales.

Le fonds Orgeret est le produit d’une entreprise d’édition et de librairie musicale en activité à Lyon de 1852 à 2004. L’entreprise a pour origine en 1852 l’ouverture d’une librairie dans le quartier de la Guillotière (7e arrondissement de Lyon) par Jean-Pierre Gonet (1812-1872), un canut issu d’une famille d’ouvriers en soie.

Le fonds Orgeret comprend l’intégralité des archives de l’entreprise qui retracent l’activité de la librairie et de la maison d’édition familiale de la fin du XIXe siècle au début des années 1970. Une grande partie de ces archives est consacrée aux dossiers de Max Orgeret, des années 1930 aux années 1950. Elles laissent entrevoir les liens que pouvaient entretenir l’entreprise lyonnaise avec des auteurs souvent importants pour la région comme César Geoffray, fondateur des chorales A Coeur Joie, Albert Chanay, auteur de nombreuses pièces de Guignol, ou Périgot-Fouquier, inséparable du personnage de la mère Cottivet incarné par Benoist-Mary.

Spécialisée dans le répertoire de la chanson, la librairie Orgeret a édité près de 30 000 partitions de la fin du XIXe siècle à 1950, avec une prédilection pour la chanson française dite "de variétés" ou folklorique. On y retrouve en outre des partitions et des textes de monologues, ainsi que des pièces de théâtre en un acte qui constituent la majeure partie de ce fonds. Il s’agit aussi bien d’oeuvres éditées par Jean-Marie et Max Orgeret que de partitions d’autres éditeurs de musique vendues en magasin : chansons, saynètes lyonnaises, pièces de théatre en un acte, partitions d’opéras ou d’opérettes, et méthodes instrumentales (valses-musettes, javas, rumbas, sambas, tangos, etc.).

La bibliothèque personnelle de Max Orgeret comprend quelques centaines d’études sur la chanson et les chansonniers. S’y ajoute le matériel typographique ayant servi à l’impression des partitions : dessins originaux, typons, calques, négatifs, plaques métalliques et pierres lithographiques. Le fonds Orgeret est ainsi l’un des premiers fonds consacrés exclusivement à la chanson et à la culture populaire en France et conservés en bibliothèque. Son originalité est d’offrir une documentation importante sur l’histoire de l’entreprise et des techniques d’impression musicale aux XIXe et XXe siècles.

Le fonds Orgeret est en cours d’inventaire