Le printemps

du numérique

du 4 au 18 avril 2020

Films et séries

Harmony

Takashi Nakamura et Michael Arias

Après le ravage de la terre par le Maelström, la société humaine s’est réorganisée en de micro-états bâtis sur la bienveillance et les nanotechnologies médicales pour assurer la survie de chacun et garantir l’éternité à tous. Mais y a-t’il réellement une différence entre un monde parfait dans lequel un implant surveille sans relâche vos constantes physiques, votre régime alimentaire, vos dépenses énergétiques pour votre bien et un État-providence totalitaire ?
Ce film d’animation intelligent nous offre une réflexion audacieuse sur la dictature de la santé qui se profile avec les nouveaux dispositifs médicaux de suivi personnalisé, et sur les dérives étatiques probable de ces nouvelles technologies.

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Metropolis

Katsuhiro Ôtomo & Rintaro d’après Osamu Tezuka

Quand le réalisateur d’Akira s’associe à Rintaro qui a transposé Albator sur le petit écran, pour adapter le Metropolis d’Osamu Tezuka, on se retrouve bien évidemment avec un film d’animation d’une incroyable richesse.
Dans la cité de tentaculaire de Metropolis d’immenses tours de verre et d’acier abritent l’élite, tandis qu’au ras du sol dans l’ombre de ces gratte-ciels robots et pauvres gens cohabitent. C’est dans ce cadre que l’on suit le détective Shunsaku Ban et son neveu Kenichi qui enquêtent sur une affaire de trafic d’organes qui les placera sur le chemin d’un certain docteur Laughton qui vient de créer un robot d’un genre complètement nouveau ressemblant trait pour trait à sa fille disparue.
Accompagnée d’une bande-originale très fortement influencée par le jazz de la Nouvelle-Orléans signée Honda Toshiyuki, cette superbe adaptation qui fleure bon le film noir est une véritable réussite.

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Blade Runner 2049

Ridley Scott, Denis Villeneuve

Avec l’évolution des technologies, l’homme s’est conçu de nouveaux esclaves : les réplicants. Des androïdes quasi impossibles à différencier de leurs créateurs que l’on envoie faire les jobs les plus ingrats ou se battre pour nous. À la suite d’une sanglante révolte dans une colonie martienne, les réplicants sont interdits sur Terre. Les officiers chargés de traquer ces androïdes et de les éliminer sont appelés Blade Runner…
Qu’il s’agisse du film original, ou du second opus de la saga, il s’agit ici de monuments du cinéma de science-fiction, voire du cinéma tout court. L’univers résolument sombre créé par Philip K. Dick est somptueusement porté à l’écran par les deux réalisateurs, et le travail d’interprétation des acteurs confère une humanité sans pareil à ces réplicants.

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Ready player one

Steven Spielberg d’après Ernest Cline

2045. Entre les changements climatiques, les guerres, la pauvreté de masse et les épidémies en tous genres, la Terre est à l’agonie.
Comme la plus grande partie de l’humanité, Wade Watts, un ado de 17 ans, passe le plus clair de son temps dans l’OASIS – un univers virtuel où chacun peut vivre et être ce qui lui chante, loin de ses tracas quotidiens. À la mort de James Halliday, le créateur de l’OASIS, une vidéo est diffusée. N’ayant pas d’héritier, il a décidé d’organiser une chasse au trésor d’ampleur mondiale pour trouver son successeur. Pour cela, il a planqué trois clefs (appelées easter eggs) dans son mode virtuel. Celui qui parviendra à les retrouver héritera de sa fortune et de l’OASIS. Cinq ans plus tard, multinationales et joueurs indépendants s’affrontent toujours dans cet espoir. Tout s’accélère quand Wade, qui voue une adoration sans borne pour Halliday, trouve la 1e clef en s’intéressant à l’histoire de l’homme plutôt que de rechercher la performance vidéo-ludique.
Un Steven Spielberg inspiré, qui signe ici un blockbuster truffé de référence à la culture pop, assurant un beau divertissement qui plaira autant aux nostalgiques des années 80-90 qu’aux geeks.

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Invasion Los Angeles

John Carpenter

John Nada, ouvrier au chômage voyage de ville en ville dans l’espoir de trouver un boulot. Embauché sur un chantier situé à Los Angeles, il croise la route de Frank Armitage, un SDF qui lui offre de l’héberger dans son campement de fortune le temps de son contrat. Là, il fait la connaissance d’un petit groupe d’individus fabriquant des lunettes noires permettant de voir le monde tel qu’il est. Ainsi accessoirisé, Nada va découvrir qu’une race extra-terrestre a pris le contrôle de la planète, asservissant l’espèce humaine à grands coups de messages subliminaux. La lutte va pouvoir commencer…
Avec ce film de série B complètement barré, John Carpenter nous dépeint un monde devenu esclave de la société de consommation, abruti par les médias et le verrouillage de l’information. Une perle qu’on ne se lasse jamais de revoir.

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Westworld

Jonathan Nolan, Lisa Joy

Tirée du célèbre film éponyme avec Yul Brynner et James Brolin, la série Westworld nous embarque pour une virée au sein d’un parc d’attractions atypique proposant à ses visiteurs de plonger dans une reconstitution hyperréaliste du Far-West peuplée d’androïdes (appelés hôtes) assurant une immersion sans pareil dans l’univers, et permettant aux hommes d’assouvir leurs pires pulsions dans un cadre sécurisé. Mais à la suite d’une mise à jour, certains hôtes expérimentent des bugs dans leur programmation.
Le décalage entre Far-West caniculaire et robotique froide est particulièrement réussi, le casting est de 1er ordre (Ed Harris, Evan Rachel Wood, Anthony Hopkins, etc.) et l’histoire captivante. Si vous aimez la science-fiction complexe, les narrations éclatées sur différentes époques et les IA, cette série est faite pour vous. En un mot, foncez, vous ne serez pas déçus !

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