Tremplin poétique

Retour sur l’atelier à l’EHPAD

Cette fois-ci, j’assiste à un atelier avec les membres du pôle mobile de la bibliothèque auprès d’un public spécialisé, les habitants d’un établissement pour personnes âgées dépendantes.

"Durant toute la durée du Tremplin Poétique, Alice, stagiaire au sein de la bibliothèque, se promène dans toutes les bibliothèques pour vous rapporter son expérience des ateliers et des rencontres poétiques auprès de Tania Tchénio".

Nous arrivons dans la salle d’animation où nous attendent les résidents et Myriam, la médiatrice du musée Lugdunum qui anime cette deuxième session. Effectivement, suite à une première session avec Tania, certains des résident-es se sont questionné-es autour d’un objet mystérieux qui avait été laissé à la résidence.

Myriam et Fabienne lisent donc les deux poèmes que Tania a écrits , inspirée par cet échange. Nous demandons ensuite aux résidents si, à la suite de leur écoute de poèmes indices et après l’observation de l’objet, certain-es ont des idées sur ce dont il s’agit. Certain-es pensent qu’il s’agit de médailles pour les enfants, bien que d’autres estiment que cela semble bien lourd. Myriam vient donc nous éclairer : ce sont bien des médailles pour bébés. Il s’agit de bullas, médailles remplies de charmes protecteurs offertes aux bébés à l’ère romaine.

Suite à cet exposé sur l’histoire des bullas, Myriam propose aux résident-es de fabriquer leur propre bullas avec de l’argile. Certain-es ont certaines difficultés, nous les aidons pour que, après un temps de séchage de quelques jours, ils puissent porter leur bullas.

Pour clôturer cette rencontre, Myriam et Fabienne lisent certains des poèmes indices laissés aux résidents. Ce temps de lecture des Fables d’Esope ou de haïkus semble plaire aux résident-es, qui en demandent encore un peu. Avant de les quitter nous disons au revoir, et une dame me parle de son ressenti. Elle me brise le cœur car elle est perd ses souvenirs, se sent vieillir et ne l’accepte pas. Elle me remercie de l’écouter et de lui avoir permis de se remémorer son voyage à Delphes. Je suis triste mais heureuse d’avoir pu lui apporter au moins ce réconfort.