Les rendez-vous des bibliothèques municipales de Lyon

Littérature - tous publics

Tremplin poétique 2021 - Appel à contributions

"Est-ce que je sais ce qui manque dans mon propre ciel ?"

Du lundi 4 janvier à 00h00 au dimanche 7 mars à 00h00 - Les 15 bibliothèques de Lyon

Condition d'accès

Entrée libre dans la limite des places disponibles - Gratuit

Envoyez-nous vos textes !

Sur le thème du désir retenu pour l'édition 2021 du Printemps des poètes, l'écrivain Gabriel de Richaud (associé pour la deuxième année consécutive au tremplin poétique) nous a proposé un texte (à retrouver ci-dessous) évoquant le mythe d'Ouranos et Gaïa et la béance ouverte par leur brutale séparation.

C'est dans ce vide qu'est née Aphrodite et c'est à cette question : "est-ce que je sais ce qui manque dans mon propre ciel ?" que nous attendons vos réponses !

Comme les années précédentes, nous invitons tous les écrivants, les plus rodés et les novices, à nous adresser leur contribution sur ce thème par mail (tremplinpoetique@bm-lyon.fr) ou dans les boîtes mises à disposition dans les bibliothèques de Lyon.

Nous vous remercions de vous limiter à 3 textes au maximum et à bien faire figurer vos coordonnées complets (mail et téléphone) ainsi que la signature sous laquelle vous souhaitez apparaître si vous ne voulez pas mentionner vos noms et prénoms.

Un jury se réunira en mars pour sélectionner une vingtaine de textes que nous inviterons leurs auteurs à venir lire sur scène pour la finale qui aura lieu le samedi 3 avril prochain.

 Dans le mythe grec, au tout début...

Il y a Gaïa (la Terre) et Ouranos (le Ciel) et, tu vois, c’est l’amour fou. C’est la fusion, l’incandescence. Ils sont plutôt heureux et prolifiques.

Tu le sais aussi, la passion brûle, la passion flambe, la passion consume. Et parmi les enfants de ce couple dangereusement fusionnel, c’est Chronos (évidemment Chronos puisque les joies de la passion ne durent pas,) c’est Chronos qui les sépare.

Gaïa se disjoint donc d’Ouranos. La Terre se disjoint du Ciel.

Il se crée ainsi un espace vide.

Tu imagines cet espace vide.

Tu l’imagines bien cet espace vide

Et dans cet espace vide, tu vois apparaître devant toi Aphrodite. Elle vient de naÎtre.

Elle sera bientôt rejointe par éros et Imeros : désir et attirance, la compétence et l’attribution d’Aphrodite.

Tu te dis, c’est beau les espaces vides. Elle est belle Aphrodite.

Cet espace vide, tu le connais bien, il est bien connu de tous les créateurs quels qu’il soient, cet espace vide est une des conditions fondamentales de la création.

Et puis, tu penses à un truc : désirer, étymologiquement, vient de Sidus (sidéral, sidéré, considérer), eris (astre).

Littéralement « constater l’absence de l’astre » avec une forte idée de regret.

Et tu sais qu’avec l’usage du mot « désirer », avec le temps, le regret s’est effacé au profit de la dimension positive et prospective de « souhaiter ». Désirer, c’est souhaiter.

Sans doute, une question te vient qui dit : souhaiterais-je trouver l’astre ?

Mais tu te dis que si tu souhaites trouver l’astre c’est qu’il est au préalable absent.

Et tu constates l’absence de l’astre, là maintenant, tu le constates en vrai, en chair et en os, et plus du tout de façon étymologique…

Tes yeux se perdent alors dans les étoiles nombreuses sans savoir vraiment ce que tu cherches… Ce que tu désires…

Tu te poses donc la question suivante : est-ce que je sais ce qui manque dans mon propre ciel ?

Si tu ne sais pas, ou si tu as une petite idée et qu’elle n’est pas encore claire, ou si tu sais mais que tu ne sais pas encore le dire, viens l’écrire avec nous.

Ensemble nous explorerons nos propres cieux pour savoir quelle étoile manque.

Tu viens ?

Gabriel de Richaud, Novembre 2020 

  • Lieu

    Les 15 bibliothèques de Lyon
    - Lyon

  • Renseignement

Quoi ?

Où ?

Rdv à distance