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Prise en charge de l'arrêt cardiaque chez l'adulte et l'enfant

Jean Dr Boutarin, François Dr Sassolas, le 16/05/2019

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La prise en charge de l’infarctus est bien organisée en France. Il n’en est pas de même pour la prise en charge de l’arrêt cardiaque, qui touche environ 40.000 personnes par an en France, avec des chances de survie qui vont de 2 à 20 % suivant l’activation de la chaine des secours, et son efficacité. Dans cette chaine de secours, le rôle du témoin est capital : il doit reconnaitre la gravité de la situation, appeler les secours, débuter immédiatement le massage cardiaque, jusqu’à l’arrivée des secours, équipe de secours qui va utiliser le défibrillateur.

Le coeur, notre coeur, est une pompe très puissante. Elle assure un énorme travail, dont on n’a pas toujours conscience :
- Le coeur se contracte en moyenne 100.000 fois par jour,
- Il propulse chaque minute 4 à 5 litres de sang dans notre organisme, soit 7 m3 par jour !

Pour assurer une telle charge de travail, le coeur a besoin d’énergie et d’oxygène.
L’arrêt brutal de l’arrivée d’oxygène a des conséquences variables sur le coeur, allant de la douleur thoracique, à l’infarctus du myocarde, aux troubles du rythme dont le plus grave est la fibrillation ventriculaire entrainant un arrêt cardio-circulatoire.

La prise en charge de l’infarctus est bien organisée en France, pour peu qu’on appelle rapidement les secours, amenant à une désobstruction de l’artère coronaire lésée dans les 2/3 heures suivantes, en USIC. (Unité de soins intensifs coronariens)

Il n’en est pas de même pour la prise en charge de l’arrêt cardiaque, qui touche environ 40.000 personnes par an en France, avec des chances de survie qui vont de 2 à 20 % suivant l’activation de la chaine des secours, et son efficacité. Dans cette chaine de secours, le rôle du témoin est capital : il doit reconnaitre la gravité de la situation, appeler les secours, débuter immédiatement le massage cardiaque, jusqu’à l’arrivée des secours, équipe de secours qui va utiliser le défibrillateur.

Chez l’enfant, l’arrêt cardiaque est rare, secondaire la plupart du temps à une asphyxie (noyade, corps étranger dans le larynx …) A la différence de l’adulte, il faudra débuter les secours par la ventilation externe : bouche à bouche, ventilation au masque et adapter le massage cardiaque à la stature de l’enfant.

Intervenants

  • Jean Dr Boutarin, cardiologue.
  • François Dr Sassolas, cardio-pédiatre.